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Une victoire née au
nord de Châlons Le 15 juillet 1918, l’armée allemande passe à l’offensive. La contre-attaque menée par le général Gouraud, chef de la IVe armée dont le commandement était basé à Châlons, est le début de quatre mois ininterrompus de batailles victorieuses pour les alliés. Comment les Châlonnais vécurent-ils ces derniers mois de guerre ? Pour le savoir, Le Petit Catalaunien Illustré a réalisé une revue de presse à partir des titres et chapeaux d’articles publiés par l’Union Républicaine de juillet à novembre 1918. Des brèves qui, même si elles sont parfois privées de verbe, en disent long. |
15 juillet 1918 Un bombardement de Châlons censuré L’offensive allemande du 15 juillet 1918 a commencé par un très violent bombardement de Châlons. Muette sur ce point pendant une semaine, la presse locale finit par effleurer le sujet sous les ciseaux de la censure militaire.
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Un hôpital châlonnais
bombardé Dans la nuit du 1er au 2 octobre 1918, le bombardement de l’hôpital d’évacuation de Châlons fait une soixantaine de morts et autant de blessés. Contrairement à celui du 15 juillet, l’armée ne censura pas l’information. Extraits des articles publiés dans l’Union Républicaine (UR). |
Le jeune Maurice Bernoux, 21 ans, fusilier-mitrailleur au 35e d’infanterie, a été tué devant l’ennemi le 28 septembre dans la ……….. Par une lettre de son capitaine, on sait qu’il a succombé héroïquement en tenant tête avec un petit groupe de camarades à une violente attaque des boches contre qui ils ont lutté jusqu’à la mort plutôt que de se rendre ou de lâcher pied. Cet héroïque combattant était le fils de M. Bernoux, directeur de la fabrique de chaussures à Châlons. Nous adressons un hommage respectueux à la mémoire de ce brave, mort pour la France, et nous présentons à sa famille nos bien sincères condoléances. JdM du 9/11/1918 |
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Pas d’emballement Pendant les mauvais jours, nous avons parfois recommandé à nos concitoyens de fermer l’oreille aux propos des pessimistes. Ceux-ci n’étaient pas nombreux chez nous et la belle santé morale de notre public résistait victorieusement à la contagion. ... Nos conseils n’étaient donc le plus souvent qu’une précaution, toujours bonne à prendre... |
Le Président de la
République à Châlons M. Servas, maire, et Mgr Tissier, évêque de Châlons, décorés par le chef de l’Etat. ![]() Arrivée de Joseph Servas et Mgr Tissier à l’Hôtel-de-Ville le 6 octobre 1918
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Le 1er
novembre au Cimetière Militaire de Châlons […] On était nombreux au pèlerinage patriotique de ce 1er novembre. […] Au nom des conscrits de la classe 1920, M. Pierre Fréminet, président, prononça une allocution. Après lui, […] M. le général Conneau, en quelques brèves et mâles paroles, résuma l’impression de la cérémonie. |
Masquez vos lumières ! Le Général commandant la place rappelle les prescriptions relatives à l’occlusion des lumières qui doivent être masquées d’une façon absolue dès qu’elles sont allumées... |
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Vers l’armistice La déroute militaire conduit l’Allemagne à demander la paix début octobre. Les pourparlers vont durer un long mois durant lequel les Châlonnais suivront de près les événements dans leurs quotidiens. Le Petit Catalaunien poursuit sa revue de presse de l’Union Républicaine. |
La victoire On peut l’imprimer maintenant ce mot prestigieux que, depuis des semaines, nous retenions chaque matin au bout de nos plumes frémissantes. Il fallait le réserver dans sa pureté glorieuse pour le grand jour où elle serait incontestée et incontestable... |
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La journée à Châlons Jour de gloire ! jour de joie ! ces belles et grandes heures ont été vécues à Châlons dans une allégresse pleine à la fois d’émotion et de fierté. On eût dit que la foule se fût fait une âme nouvelle ! |
Ne voilez plus les
lumières ! La place de Châlons nous communique la note suivante : Les ordres relatifs à l’occlusion des lumières sont annulés à dater d’aujourd’hui 11 novembre 1918. UR des 11 et 12 novembre 1918 |
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La revanche La revanche tant souhaitée, la voici : les Allemands ont été chassés de Sedan. Sedan, cette ville glorieuse qui a donné le jour à Turenne, est aujourd’hui lavée de l’affront que lui faisait la défaite de 1870. Et c’est ainsi que peu à peu, en l’ère actuelle, la France s’affranchit d’un passé douloureux et qui, au bout d’un demi-siècle, pesait encore lourdement sur nous... |
672 Châlonnais Morts
pour la France Le Monument aux Morts de Châlons honore la mémoire de 672 Châlonnais morts pour la France et de 67 victimes civiles, répartis sur les côtés gauche et droit du monument avec 6 plaques de bronze où leurs noms sont gravés à l’or, par ordre alphabétique, le nom suivi du prénom, sans grade ni date de mort. Le premier soldat cité est ABBE René, le dernier ZWICKEL Henri. |
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Le front invisible Les archives départementales de la Marne présente jusqu’au 19 décembre une exposition ayant pour thème le front invisible, celui des artistes et camoufleurs qui opérèrent dans la Marne et, notamment, dans l’atelier qui était implantés dans les locaux du cirque municipal de Châlons. Une exposition à voir absolument. Exposition du 9 octobre au 19 décembre 2008 |
![]() Le cirque de Châlons transformé en atelier de camouflage (photo de l’exposition) |
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Jean-Pierre Ravaux : L’architecte de la renaissance des musées de Châlons De 1970 à 2002, Jean-Pierre Ravaux exerça sa mission de conservateur des musées de Châlons comme un sacerdoce en poursuivant un seul objectif : leur donner la place qui doit leur revenir dans la vie d’une capitale régionale. Il avait pour y parvenir un atout, la richesse des collections, et un handicap, le profond désintérêt des élus. Si le résultat n’a pas été toujours à la hauteur de ses espérances et des promesses qui lui furent faites, Jean-Pierre Ravaux n’en demeure pas moins l’architecte de la renaissance des musées de Châlons. |
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Fascicule, publié en 1975, présentant les musées de Châlons (municipal et Garinet) Il est cosigné par Bernard Chertier, conservateur adjoint au
musée chargé de la section archéologique, et par Jean-Pierre Ravaux,
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![]() La Russie et la France, centenaire d’une alliance (1894-1994). Catalogue publié par les Amis des Musées à l’occasion de l’exposition réalisée au musée de Châlons du 26 novembre 1994 au 23 janvier 1955. Philippe Deschamps, collectionneur enthousiaste de l’alliance franco-russe, fit don de plusieurs centaines d’objets au musée de Châlons. En partie détruits lors de l’incendie de 1929 qui ravagea la bibliothèque municipale, il en subsiste 699 qui ont constitué la presque totalité de cette exposition. |
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Catalogue de la Collection archéologique de Mme Perrin de la Boullaye édité par la Société des Amis des Musées en 1992 sous la direction de Jean-Pierre Ravaux, conservateur des musées, 494 pages. En décembre 1987, les descendants de madame Perrin prennent contact avec le musée de Châlons et lui propose d’acquérir cette collection dont une partie, selon leur parente, seraient en rapport avec la bataille des Champs catalauniques ayant opposé Attila à Aetius en 497. Déposée au musée de Châlons, cette collection fut triée et classée avant d’être acquise en 1989 à l’aide d’une subvention du FRAC. Avec les 83 autres collections analogues, propriété du musée, elle fait de celui-ci l’un des plus importants musées d’archéologie. Un des rares, aussi, à ne plus avoir de salle d’exposition permanente à leur consacrer.
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Avis de disparition Châlons-en-Champagne Les Amis des Musées de Châlons-en-Champagne, L’association Internationale Nicolas Appert L’association Nouvelle Catalaunie, ainsi que tous les amis des Arts et des Lettres ont la douleur de vous faire part de la prochaine disparition du Musée Schiller & Goethe dans sa 17ème année Sa condamnation à mort, arbitrairement prononcée par M. Bruno Bourg-Broc, membre du Haut Conseil des Musées de France, doit être exécutée le 31 décembre prochain. ... Selon la volonté de M. Bourg-Broc, la mise en bière du musée Schiller & Goethe se fera dans la plus stricte intimité, sans fleur ni couronne, hors la vue de sa famille et de ses amis. Les trompettes et tambours seront également proscrits jusqu’à l’ouverture à sa place du Centre d’interprétation et d’animation de l’ordre régional des Architectes. La famille et les amis du condamné invitent cependant les Châlonnais à se joindre à toute manifestation de sympathie qu’ils organiseraient pour manifester leur indignation et qui serait annoncée par voie de presse et électronique. Le présent avis tient lieu de faire-part. |
Avis de recherche Les Musées de Châlons-en-Champagne recherchent tous documents, photographies, archives se rapportant à la vie et à la carrière des peintres châlonnais Victor et Joseph Navlet dans le cadre de l’exposition qui leur sera consacrée en 2009. Afin d’enrichir leur connaissance des œuvres de ces deux peintres, ils remercient toutes personnes possédant des dessins, aquarelles ou des huiles sur toile de ces artistes de bien vouloir leur en signaler l’existence et les caractéristiques.
Un enrichissement permanent L'adhésion à l’association (10€), offre la gratuité de l’entrée dans les quatre musées, l’assurance de recevoir une invitation aux expositions temporaires, des visites guidées des expositions et l’accès aux conférences. Société des Amis des Musées de Châlons en Champagne - Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie - Place Godart 51022 Châlons en Champagne cedex
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Au
sommaire du n° 64-1
téléchargeable La mort programmée du musée Schiller & Goethe supplément au n° 64
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Charles Picot,
collectionneur Parmi les collectionneurs recensés à Châlons au XIXe siècle, Charles Picot est le seul autodidacte. Sa collection, qui fait l’objet d’une exposition temporaire jusqu’au 11 janvier 2009 au musée des Beaux Arts de Châlons, n’en est pas moins à même de surprendre et d’émerveiller le visiteur. |
![]() Médaille de première classe reçue par Charles Picot lors de l’Exposition Universelle de 1855 pour sa machine à couper les bois de placage. |
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Des ambitions au
service du patrimoine L’enquête publique de création d’une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) à Châlons-en-Champagne a été close le 9 juillet 2008. Outre de nombreux particuliers, seules deux associations de défense et de protection du patrimoine ont présenté des observations et formulé des propositions. Le dossier de 15 pages déposé par les associations Nouvelle Catalaunie et des Augustins affiche une vision claire et cohérente des ambitions et orientations fortes qui devraient accompagner cette nouvelle réglementation. |
Les réponses de l’enquête Les réponses de la commission d’enquête aux observations et propositions formulées par les associations Nouvelle Catalaunie et des Augustins figurent dans l’avis qu’elle a rendu. Nous en publions une synthèse. Analysant le projet soumis à enquête publique, la commission n’a guère été tendre envers la ville de Châlons. « Quelle confusion dans la rédaction ! Il est impératif de mettre de l’ordre dans tout cela », rappelle-t-elle. Les associations lui avaient cité quelques exemples d’incohérence auxquels elle en a ajouté d’autres. La chose prêterait à sourire si elle n’affectait pas la compréhension et la cohérence du projet de règlement de la ZPPAUP. |
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Des AVC au PVC Les Amis du Vieux Châlons ont timidement repris du service en organisant, sous le patronage de la ville de Châlons, une réunion publique le 30 septembre dernier. Elle avait pour thème la ZPPAUP. Suite à l’intervention du président de l’association Nouvelle Catalaunie, il y fut question du PVC avec une réponse fort intéressante de M. l’Architecte des Bâtiments de France. |
Protection ou
spéculation ? A Châlons, le périmètre de la zone de protection du patrimoine s’arrête là où commence la zone de spéculation immobilière. Tel est le sens de la délibération votée par le conseil municipal de Châlons, malgré l’intervention des associations Nouvelle Catalaunie et des Augustins, transformant en terrain à bâtir une grande partie des derniers espaces naturels que possède la Rive-Gauche. |
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Mensonge spéculatif ? Lors du conseil municipal, M. Doucet aurait pu être pris en flagrant délit de mensonge par ses collègues si ceux-ci avaient eu en main le rapport de la commission d’enquête et l’avait lu. Le premier adjoint s’est en effet permis d’affirmer que, contrairement à ce qu’affirmait Alain Goze (Nouvelle Force) en lisant les extraits cités dans la lettre des associations, ladite commission ne s’était pas prononcée sur la pertinence des propositions associatives visant à étendre la ZPPAUP à l’intégralité des espaces naturels des maisons de Champagne. |
Il s’agit, nous n’en doutons pas, d’un vilain mensonge commis
pour paver l’enfer de bonnes intentions et de nobles causes. En
échange du droit de spéculation immobilière que le conseil municipal
a autorisé, la ville devrait en effet hériter du dôme de la
brasserie de la Comète et financer sa restauration. Avec, nous
assure-t-on, une petite contribution des heureux spéculateurs qui,
depuis plus de 20 ans, ont laissé se dégrader ce patrimoine à protéger, désormais, de la spéculation. |
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L’Etat se doit de
montrer l’exemple La direction de L’Equipement demande le déclassement de deux immeubles sis aux 67 et 73 rue des Martyrs de la Résis-tance en avançant leur état insalubre et délabré et projette de les raser pour réaliser un bâtiment neuf. “ Compte tenu de cet état des constructions, lit-on dans le rapport, la commission donne un avis favorable au déclassement demandé, ce qui permettra effectivement de réaliser un projet cohérent avec le bâtiment du n°71 de la rue qui présente de belles caractéristiques architecturales ”. La charité se moquerait-elle de l’hôpital ? S’agissant d’immeubles jugés remarquables qui peuvent être rénovés sans difficultés techniques majeures, l’Etat se doit de montrer le bon exemple... |
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La guerre
des pigeons La genèse d’un cauchemar En signant La guerre des pigeons, son deuxième roman, Bruno Malthet met ses talents d’écrivain et son humour au service d’une idée : dénoncer la bêtise humaine. D’un coup de plume, il transforme un sujet grave, la guerre, en un champ de bataille où le seul risque que l’on prendrait serait de mourir de rire. |
Une fiscalité radioactive Fervent défenseur de l’environnement sitôt qu’il s’agit d’occire les pigeons... |
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Des
extraits
du roman sont publiés sur la page du site qui lui est consacrée :
La prophétie de Phyanthez ; La croisade de
la lutte finale ; La goloofolie ; Une mèche rebelle Qui cultive la vertu est récompensé
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Selon certains spécialistes, le limaçon qui, sur cette gravure conservée à la Bibliothèque municipale de Châlons, se nourrit d’une œuvre de l’esprit symboliserait l’empressement que, de tout temps, on mit à récompenser les hommes zélés qui cultivent la vertu romanesque à Chaalons-en-Champaigne ou dans une ville lui ressemblant fort : Chaalon in Champanien. (extrait du vade-mecum accompagnant les commandes du livre La guerre des pigeons adressées à l’association Nouvelle Catalaunie) |
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De la Slovenia à la Slavia La guerre des pigeons contient de nombreuses anecdotes dont on se demande souvent où l’auteur est allé les chercher. Sont-elles de pures inventions ou bien reposent-elles sur des faits réels qu’il aurait romancés ? Le Petit Catalaunien Illustré a mené son enquête avec La Slavia. |
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Le biogaz : une
solution d’avenir ? La recherche de solutions énergétiques alternatives au pétrole est une actualité brûlante et les projets de valorisation énergétique de la biomasse se multiplient. Dans ce contexte, le Conseil Economique et Social Régional de Champagne-Ardenne (CESR) vient d’émettre un avis fort intéressant permettant d’avoir une meilleure connaissance du procédé de production d’énergie qu’est la méthanisation et ses enjeux en région. Nous en reproduisons de larges extraits. |
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Déchets
nucléaires : Même Soulaines dit non ! Coup de théâtre jeudi 2 octobre au sortir du huis clos du Conseil municipal. C’est un non franc et massif, à l’unanimité, opposé à l’Agence des déchets radioactifs (Andra) dans sa recherche frénétique d’un site supplémentaire pour déchets nucléaires au nom de code «FAVL1». Communiqué du CEDRA. |
Laïcité ‘‘La République « n’est la fille aînée d’aucune confession »’’, a tenu à rappeler le Comité Régional Champagne Ardenne de la Ligue des Droits de l’Homme dont le n° 163 de Hommes & Libertés publie un dossier très instructif sur la laïcité. |
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Un asile en
France pour Marina et ses enfants
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| Le mercredi 24 septembre, la préfecture de la Marne
a convoqué Marina Iznaourova pour renvoyer toute sa famille en
Pologne. Elle a 41 ans et 4 enfants, âgés de 3 à 8 ans, scolarisés
au groupe scolaire Clovis Jacquiert à Châlons en Champagne. Durant l’hiver 2007, les menaces qui pèsent sur ses enfants la décident à fuir la Tchétchénie. Elle vend sa maison pour payer un passeur. La somme ne suffisant pas, son mari reste, pour trouver plus d’argent pour pouvoir à son tour la rejoindre. Marina et ses enfants arrivent en Pologne en mai 2007. Là, elle signe sans trop savoir à quoi cela l’engage, une demande d’asile à la Pologne, et doit vivre dans un camp, dans des conditions sordides. Quand Marina apprend que son mari est porté disparu, et très certainement mort, elle décide de quitter ce pays dont l’accueil ne lui laisse rien espérer de bien meilleur que ce qu’elle a fui. Tout ce qu’elle décide ensuite dans sa fuite est centré sur sa seule priorité : protéger ses enfants. Elle va errer de pays en pays jusqu’à Nantes où, en juin 2008, elle dépose une demande d’asile auprès de l’OFPRA (Office Français des Personnes Réfugiées et Apatrides). Prise en charge par le CADA (Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile), |
elle est déplacée avec sa famille en septembre de Nantes à
Châlons, où elle inscrit ses quatre enfants au groupe scolaire
Clovis Jacquiert. Mais la demande d’asile est suspendue quand
on apprend que Marina est entrée en Europe par la Pologne, pays où,
selon les accords de Dublin, la demande d’asile doit être déposée.
Or on sait aujourd’hui que la Pologne renvoie les deux tiers des
Tchétchènes en Russie via l’Ukraine, au mépris de la Convention de
Genève et du principe de non-refoulement. Peut-on, dans ces conditions, humainement laisser cette famille être expulsée demain en Pologne et, après-demain, en Russie ? Non. Et qu’importe si les accords de Dublin le permettent. Aussi appelons-nous tous nos adhérents, abonnés et lecteurs à signer la pétition qui circule et qui peut également être signée en ligne sur le site RESF 51 : http://resf.reims.free.fr/spip.php?article378 Contact RESF Châlons resf.chalons@gmail.com 06 79 08 08 04 www.educationsansfrontieres.org |
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