numéro 87 été 2014
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Numéro spécial : 87
48 pages

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Au sommaire

 La libération de Châlons

3 L’édito : la libération de Châlons vue
par la presse
4 Les ruines de 1940
5 Le lourd tribut de Châlons
6 Dans la presse collaborationniste
9 Histoire châlonnaise de la Liberté retrouvée
15 Proclamation de la République
16 Marcel Grégoire-Guiselin
19 Le parfum de la Liberté
20 « Héros de l’air »
24 Le prix de la Liberté
25 Retour sur un passé récent
29 « Bleu et Jonquille » Groupement de
résistance
31 Dans l’antre de la Gestapo
33 Fusillés pour la France
« Pour les fusillés »
34 Les résistants fusillés à Châlons
35 L’hommage de Châlons
aux Fusillés
38 Fusillés - Emprisonnés - Déportés
39 «Un Châlonnais est parmi les 375» :
Guy Pérotin
40 Le défilé des frères d’armes
43 La collaboration sanctionnée
45 La Victoire
46 Des Arts aux Armes
48 A lire


 

 
L'éditorial
de Bruno Malthet

président de l'association

La libération de Châlons vue par la presse  ...

  Ce numéro spécial est le deuxième volet mémoriel que nous consacrons aux commémorations émaillant l’année 2014. Le 29 août prochain, cela fera soixante-dix ans que les Alliés libéraient Châlons et sa région du joug du régime nazi et de ses inféodés nationaux incarnés par le gouvernement de Vichy et la collaboration.

Cette libération est le fruit d’une série d’évènements qui l’ont précédée et sans lesquels elle n’aurait pas été possible...
Pour lire la suite...

 
Les ruines de 1940 : Lorsqu’en 1944 sonne l’heure de sa libération, Châlons ne s’est pas relevée des ruines que les combats et le grand incendie de juin 1940 lui ont laissées. Seul le pont de Marne a été reconstruit...

27 avril 1944 : Le lourd tribut de Châlons. Préparant le débarquement et la libération, l’aviation alliée bombarde massivement la gare de triage de Châlons le 27 avril 1944. Elle provoque la mort de 79 civils et fait 78 blessés. Un an après, L’Union Républicaine  revient sur cet évènement et invite ses lecteurs à se souvenir...

Dans la presse collaborationniste : Si les journaux châlonnais se sont sabordés en juin 1940, il n’en va pas de même de « l’Eclaireur de l’Est ». Édité à Reims, ce journal collaborationniste fait bon ménage avec la propagande vichyssoise, l’antisémitisme et un soutien sans faille à l’occupant. Nous en avons extrait des brèves concernant principalement la région de Châlons. Elles contiennent des informations factuelles, partielles et partiales, de la période allant du bombardement du 27 avril au dernier jour de sa parution le 28 août 1944. Nous n’y avons pas trouvé le raid aérien du 19 juillet 1944 relaté dans ce numéro (p 20). Nous y avons cherché, en vain, la mention du jugement et de l’exécution des 18 résistants fusillés durant cette période au terrain de la Folie (cf. p 34). Aussi ces brèves sont-elles à lire avec tout le recul qui s’impose et à replacer dans leur contexte historique, celui de l’occupation. La désinformation y suinte constamment tandis que résistance et opérations alliées n’y sont qu’actes de terrorisme...

Histoire châlonnaise de la Liberté retrouvée : L’Union Républicaine de la Marne reparaît le 1er septembre 1944 après quatre années de silence. Son directeur, Gaston Titon, y a publié un long article consacré à la Libération de Châlons. Il y dresse une rétrospective de trois journées glorieuses commencées le dimanche 27 août 1944. Il les prolonge d’une quatrième, celle du Jour du Souvenir où les Châlonnais rendirent hommages à leur compatriotes qui se sacrifièrent pour eux, pour nous, pour la Liberté...

Proclamation de la République : Le mardi 29 août 1944, M. Grégoire-Guisselin, Commissaire délégué du Gouvernement Provisoire de la République, a fait la déclaration suivante à 11 heures sur le perron de l’Hôtel-de-Ville de Châlons...

Grégoire-Guiselin, Commissaire de la République : « M. Marcel Grégoire-Guiselin a fait toute sa carrière dans l’administration préfectorale ; il a été notamment préfet de...

Le parfum de la Liberté : Le parfum qui envahit Châlons au lendemain de sa libération par les alliés fleure bon la Liberté, l’Egalité et la Fraternité. Mais, si une ère nouvelle de citoyenneté s’ouvre aux habitants, leur vie quotidienne n’en est pas moins difficile dans une ville en ruine...

« Héros de l’air » : Sous ce titre, l’Union Républicaine a publié en septembre 1944 un émouvant récit de M. de Rojas. Il raconte la fin tragique et glorieuse d’aviateurs anglais tombés dans le ciel de la Catalaunie le 19 juillet 1944. Il se poursuit par l’intense émotion de la venue inattendue d’un survivant lors de la cérémonie de la Libération, célébrée le 3 septembre à Saint-Germain-la-Ville en l’honneur de ces héros de l’air, morts pour délivrer la France et pour la liberté du monde...

« Le prix de la Liberté » : « Le sol de notre France graduellement se libère et avec lui la conscience humaine reprend son rang. [...] Le moment est venu de dire la part que chacun a pris dans la Libération pour que soit plus profondément scellée l’Unité Française en face de l’avenir...

Retour sur un passé récent : Dans la perspective d’un siège de Châlons en vue de sa libération, la situation de la rive gauche, que la rupture des ponts aurait isolée, avait fait l’objet d’une attention particulière de la part de la municipalité. Le départ précipité des Allemands rendit la plupart des dispositions envisagées inutiles. Mais, en septembre-octobre 1944, dans un long article titré « Retour sur un passé récent », l’Union Républicaine les rappelle et met en lumière un des principaux artisans de ces mesures, Pierre Songy, responsable de la défense passive pour le quartier de la gare...

« Bleu et Jonquille » Groupement de résistance : Parmi les groupes de résistants de la région de Châlons, il en est un qui ne fit pas beaucoup de bruit, au propre comme au figuré, mais qui se montra particulièrement efficace. Ses membres, réunis sous le vocable bucolique de « Bleu et Jonquille », leur cri de ralliement, furent « d’honnêtes faussaires » ayant à leur actif plusieurs milliers de faux documents administratifs en tout genre et le sauvetage de 27 aviateurs alliés. Leur anonymat sous l’occupation, gage de leur réussite, subsista à la Libération jusque dans l’article que leur consacra le 9 octobre 1944 L’Union Républicaine où seules les initiales de certains d’entre eux apparaissent...

Dans l’antre de la Gestapo : Cossu extérieurement, le bel immeuble du 7 Cours d’Ormesson abritait dans ses sous-sols, aujourd’hui transformés en lieu de mémoire, l’antre de la Gestapo où furent torturés les martyrs de la Résistance marnaise. Pour éclairer ses contemporains, L’Union Républicaine du 5 octobre 1944 a convié ses lecteurs à une visite épistolaire où l’écoeurement côtoie l’accablement face à la barbarie qui s’exerça en ces lieux...

Fusillés pour la France : Du 29 septembre 1941 au 5 août 1944, 49 résistants sont fusillés à Châlons après être passés dans les geôles de la Gestapo et y avoir été torturés. Sept autres succombèrent à leurs blessures. Principalement originaires de la Marne, qu’ils soient ouvriers, artisans ou retraités, tous moururent en braves, pour la France. Sitôt la Libération, la conservation de leur lieu d’exécution s’imposa d’emblée avec la souscription lancée par l’Union Républicaine...

« Pour les fusillés » : « Est-il possible d’envisager l’achat du terrain de « La Folie » où nos malheureux compatriotes sont tombés assassinés par les balles de pelotons d’exécution boches ? », nous écrit un ami qui ajoute : « Un monument pourrait y être érigé »...

Les résistants fusillés à Châlons : Six exécutions au manège du quartier Tirlet... Cinq exécutions
au stand de tir... Trente-huit exécutions au terrain de la Folie... Sept décédés suite des blessures...

L’hommage de Châlons aux Fusillés : Le 1er novembre 1944, Châlons rend un hommage collectif aux Fusillés morts pour la France et pour que triomphe le Droit...

Fusillés Emprisonnés Déportés : Nous avons donné hier la liste des malheureux qui furent fusillés à Châlons. Le manque de place nous a empêché d’y ajouter un commentaire...

Croix de la Libération : «Un Châlonnais est parmi les 375» L’annonce de l’attribution , à titre posthume, de la Croix de la Libération au Châlonnais Guy Pérotin est saluée avec déférence et émotion...

PÉROTIN Guy (1920 – 1940) Mort en mer pour la France Compagnon de la Libération :! Guy [Valentin André] Pérotin naît à Châlons le 27 juillet 1920...

Le défilé des frères d’armes : « Sous le signe de la liberté Américains et Châlonnais célèbrent le 11 novembre », titre l’Union Républicaine du 14 novembre 1944. Esplanade Valmy, place Foch et devant le Monument aux Morts, trois cérémonies se succèdent mêlant les soldats français et américains aux anciens combattants, tous unis pour commémorer l’Armistice de 1918 et vibrer à une victoire très prochaine des Nations Unies...

La collaboration sanctionnée : Jusqu’où faut-il sanctionner la collaboration ? Dès le lendemain de la Libération, le sujet fait débat dans la presse. Mais les premières mesures d’épuration prises sont applaudies et des sanctions exemplaires demandées...

 La Victoire : « A Châlons, un enthousiasme indescriptible a présidé aux fêtes de la Victoire...

Des Arts aux Armes : Le titre de cette exposition résume parfaitement le parcours de Jacques Degrandcourt
(1919-1945), étudiant - architecte aux Beaux-Arts devenu responsable d’un groupe de résistance. Artiste dans l’âme, il meurt en déportation en laissant une oeuvre à peine commencée mais fort prometteuse...

Le Petit Catalaunien Illustré n° 47 - été 2004 (28 p) s’intéresse tout autant à l’occupation qu’à la libération de Châlons à partir de documents pour la plupart inédits. Y figure notamment une notice biographique du lieutenant Loyer, mort le 12 juin 1940 en défendant le passage du Mau.

Le Petit Catalaunien Illustré n° 50 - printemps 2005 (28 p) vient le compléter en abordant le sujet de la libération des camps et de l’histoire châlonnaise de la Shoah. Y figurent également une notice biographique consacrée à Jacques Degrandcourt, résistant mort en déportation, et le témoignage de Jacques Songy, résistant déporté, sur la vie des camps.

Ces deux numéros sont disponibles au prix unitaire de 3,00 € à l’Espace Catalaunien, 7 bis rue Thiers à Châlons, ou sur commande auprès de l’association.

 

 

 

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