numéro 89 hiver 2014-2015
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Numéro 89
32 pages

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Au sommaire

 Orages sur Châlons  

3 L’édito : orages sur Châlons
4 Monseigneur Tissier : l’évêque-archevêque
de Châlons
6 Un orateur patriote
7 Les trous et la boue de Châlons
12 Menaces rémoises sur la Préfecture
13 Des preuves sauvées du feu
15 Délibération du Conseil Municipal du
14 mai 1811
16 Une histoire d’amour entre une ville
et sa garnison
21 L’adieu de Châlons à sa garnison
23 Corbineau : bientôt 36 hectares
de friches ?
25 1er RAMa : Un départ imprévisible
ou inéluctable ?
26 Du 402ème RA au 1er RAMa
27 Dissolutions et compensations
28 Regard sur l’avenir de la Catalaunie
30 Inacceptable et intolérable
32 Démarchage abusif
A lire

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L'éditorial
de Sabine Schepens

rédactrice en chef

 

Orages sur Châlons

Incontestablement, Mgr Tissier a marqué son temps. Grand orateur, sa parole a porté bien au delà de ses fidèles. Son discours, lors du Te Deum de la victoire de 1918, a vibré du patriotisme ardent qui, tout autant que sa foi, l’habitait. Son attitude, durant et entre les deux guerres mondiales, en a fait un prélat hors pair... Patriote, il était à l’unisson de sa ville qui, depuis 1801, entretenait une histoire d’amour avec sa garnison et, au-delà, l’armée. Cette relation n’était pas toujours un long fleuve tranquille, en temps de paix comme durant la guerre. En témoigne le dossier que nous consacrons aux deux siècles de présence de l'armée à Châlons... A lire aussi dans ce numéro notre enquête historique sur les menaces rémoises sur la Préfecture et notre action concernant la banderole de la Porte Sainte-Croix.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Monseigneur Tissier : l’évêque-archevêque de Châlons. 101ème évêque de Châlons de 1913 à 1948, Joseph-Marie Tissier a marqué son époque par son charisme, son éloquence et, surtout, son action durant la première guerre mondiale. Autorité morale de la Cité, ses contemporains le surnomment « l’évêque de la Marne » et « l’évêque orateur », appellations auxquelles viendra s’ajouter le titre honorifique d’évêque-archevêque de Châlons.

Un orateur patriote : Le 17 novembre 1918 à la cathédrale de Châlons, Mgr Tissier préside un Te Deum solennel d’actions de grâces pour la victoire des alliés. Les quelques extraits qui suivent du discours qu’il prononce montrent à quel point « l’évêque de la Marne » était aussi grand patriote qu’orateur.

Avis de recherche : Notre dernier numéro comportait un avis de recherche portant sur 42 photographies de personnalités devant figurer dans le «Dictionnaire biographique, de la Catalaunie & des Châlonnais célèbres, illustres ou mémorables». Cet appel, relayé par L’Union et Radio Mau Nau, a été entendu. Il nous a permis de recueillir 23 photos.

Les trous et la boue de Châlons : Une des images fortes de la vie quotidienne des poilus dans les tranchées est la présence omniprésente de la boue. Capitale du front, Châlons eut aussi à connaître cette boue gluante et agglutinante sous laquelle se dissimulaient des trous dans la chaussée des rues, non goudronnées, empruntées par les véhicules allant et revenant des zones de combat. Une série d’articles, publiés en janvier et février 1916, nous le rappelle, non sans humour.

Menaces rémoises sur la Préfecture : Par deux fois au début du XIXe siècle, Châlons eut de fortes inquiétudes en découvrant les velléités de ses voisins rémois de lui ravir la Préfecture. Mais les Châlonnais surent réagir à temps et agir avec efficacité. Ils préservèrent ainsi cet apanage que la Révolution leur avait accordé et dont ils avaient hérité de l’ancienne généralité de Champagne. Le Petit Catalaunien Illustré est allé consulter le dossier de ces affaires conservé aux Archives Municipales de Châlons. Il publie le premier volet de son enquête historique sur la façon dont Châlons déjoua les menaces rémoises sur la Préfecture.

Des preuves sauvées du feu : Une partie des registres des délibérations du Conseil municipal de Châlons a fortement souffert lors de l’incendie qui ravagea le 5 novembre 1929 sa bibliothèque municipale. Ainsi en va-t-il des délibérations de l’année 1811. Seules des bribes sont encore lisibles. Comme le montre l’illustration ci-dessus, elles sont très difficilement exploitables par les historiens. La découverte fortuite du dossier coté 2/3 D6, archivé dans un endroit épargné par l’incendie, vient fort heureusement combler une lacune de notre histoire.

Délibération du Conseil Municipal du 14 mai 1811 : Nous publions, in extenso, la délibération du Conseil municipal de Châlons ayant engagé le 14 mai 1811 les démarches destinées à déjouer les velléités rémoises de ravir la préfecture de la Marne.

Une histoire d’amour entre une ville et sa garnison : Le feu d’artifice du 14 juillet 1984 donna lieu à un spectacle pyroscénique racontant aux Châlonnais « une histoire d’amour entre une ville et sa garnison ». Cette histoire vraie a été écrite par Roger Canard en collaboration avec la Schapska et son président, le capitaine Léonard. Le Petit Catalaunien Illustré la livre à ses lecteurs à l’heure où, trente ans plus tard, cette longue idylle se termine.

L’adieu de Châlons à sa garnison : En 2015, Châlons dira adieu à sa dernière garnison, celle du 1er RAMa. Arrivé dans ses murs en 2012, ce régiment symbolise la énième et ultime modification de la présence militaire dans une ville qui, à trop aimer ses soldats, n’a pas su anticiper une rupture pourtant inéluctable. Le Petit Catalaunien Illustré a analysé l’évolution de la garnison de Châlons au cours des 40 dernières années et les conséquences induites par le départ en 2015de 985 militaires et personnels civils sur les 1283 que comptait la place en 2013.

Corbineau : bientôt 36 hectares de friches ? L’armée à Châlons occupe une emprise foncière très importante. Les imposants quartiers Corbineau et Février font près de 49 hectares, auxquels s’en ajoutent 13 de l’autre côté de la RN 44, les 9 hectares de la caserne Tirlet et l’ancien quartier général de la rue Pasteur. Quant au quartier Chanzy, sa fermeture, déjà annoncée depuis plusieurs années, devrait laisser place à un écoquartier sur ses 7 hectares.

1er RAMa : Un départ imprévisible ou inéluctable ? De 1995 à 2013, la présence de l’armée a chuté de 62% si on tient compte de la suppression du service militaire obligatoire, de 46% si on en fait abstraction. Cette pente dangereuse était-elle de nature à annoncer, à terme plus ou moins rapide, la disparition de l’essentiel de la garnison ?

Du 402ème RA au 1er RAMa : Axonnais puis Châlonnais, ces deux régiments se suivent sur le quartier Corbineau pour y subir le même sort à trois ans d’intervalle : la dissolution.

Dissolutions et compensations : La loi de programmation militaire 2014-2019 du 18 décembre 2013 définit les modalités de mise en oeuvre d’un nouveau modèle d’armée. Selon le ministre des armées, « la réalisation de ce dernier se traduira inévitablement par un certain nombre de mesures de dissolution », qu’il sait « douloureuses mais qui n’en sont pas moins absolument nécessaires ».

Regard sur l’avenir de la Catalaunie : Avec le départ des régiments de Châlons et la réforme territoriale en cours, une grande page de l’histoire de Châlons se referme. Une autre va s’ouvrir et interpeller nécessairement la société civile. La prochaine assemblée générale de l’association Nouvelle Catalaunie sera l’occasion de croiser son regard sur l’avenir de la Catalaunie avec celui de ses adhérents.

Inacceptable et intolérable : Exiger sur une banderole des compensations, des emplois et un avenir pour Châlons est légitime. L’afficher sur un monument historique manque pour le moins de respect pour le patrimoine. La fixer avec 25 rivets est inacceptable et intolérable. L’association Nouvelle Catalaunie a réagi et demandé au député-maire de retirer cette banderole et panser les plaies subies par la porte Sainte-Croix. Ses deux lettres sont restées sans réponse et la banderole existerait encore si le vent ne l’avait pas arrachée, contraignant la ville à la décrocher et l’association à s’interroger.

à Monsieur Benoist Apparu Député-maire de Châlons : Monsieur le Député-Maire, [...] A l’issue de cette manifestation [du 19 octobre], la banderole que vous portiez avec les présidents de Région, du Département, de l’Agglomération, de la CCI et les maires de Reims et Epernay a été accrochée sur la face orientale de la porte Sainte-Croix.

Démarchage abusif : L’association Nouvelle Catalaunie met en garde ses adhérents et abonnés contre le démarchage abusif auquel procède la « Générale des eaux services ». Cette société procède à un énième démarchage abusif auprès de nombre de nos concitoyens en proposant un contrat dénommé DOMEO.



 


 

 

 

 

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