numéro 95 été 2016
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Numéro 95
36 pages

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Au sommaire

3 L’édito : vers un été chaud ?
4 Mariage princier à Châlons
8 Quel jard visita Louis XIV ?
9 Que la lumière soit !
10 Garinet de nouveau ouvert
12 Pour le musée du Châlonnais
12 L’été à Châlons
13 Le retour des passantes de rêve
14 Michel Barbier, prêtre-ouvrier, un homme de foi engagé
16 Tragi-comédie à Garinet
17 A notre Valentin(e)…
19 Phosphore urbain


 

21 Ni skate, ni béton !
22 Motion
23 Waterskate au jard
24 Bandes enherbées en danger
25 Petits détails oubliés, parmi d’autres...
26 Un label ignoré ?
27 Le skate vu de près
27 Eclairons nos lanternes
28 La mémoire des plans
29 Le projet municipal

30 En route vers nos 25 ans
31 Lampes solaires à Bobo
31 Un anniversaire et une identité
33 Conseil de développement : un début difficile
33 Les saisines
34 Les auto-saisines
35 En attendant la loi patrimoine
35 Qui avons-nous alerté ?
35 Bon à savoir
36 A lire.

 

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L'éditorial
de Sabine Schepens

rédactrice en chef

 

Vers un été chaud ?

Venu ratifier à Châlons le mariage de son fils, le grand dauphin, Louis XIV passa au jard en mars 1680. L’hiver touchait à sa fin et, semble-t-il, la Marne lui fit la grâce de rester dans son lit. Le Roi-Soleil put ainsi pleinement admirer cette promenade qu’un chroniqueur de l’événement décrit comme étant d’une très grande beauté, ajoutant même que peu de lieux publics en France sont plus agréables.

Le jard, à cette époque, ne ressemblait pas encore à celui que nous connaissons aujourd’hui. Il fut dessiné près d’un siècle plus tard par Colluel, remanié au lendemain de la guerre de 1870-1871 pour donner naissance au petit jard et, malgré la protection dont ce site classé bénéficie depuis 1929, éventré après la seconde guerre mondiale pour ouvrir l’avenue du maréchal Leclerc.

Pour autant, jusqu’à nos jours, les municipalités successives se sont toujours attachées à conserver son authenticité au grand jard, un ADN qui depuis toujours en fait la promenade préférée des Châlonnais. Aujourd’hui, sous le fallacieux prétexte que le grand jard serait déserté par les Châlonnais – une réalité que l’on observe uniquement les jours de pluie – la municipalité actuelle, soucieuse qu’ils en fassent meilleur usage, entend le requalifier.

Requalifier, dites-vous ? C’est-à-dire ? ça signifie lui donner une autre qualification, pardi ! Assimiler le grand jard à un lieu de promenade est on ne peut plus ringard, parait-il. Le monde a changé et la municipalité veut supprimé cet héritage du passé, faire du neuf avec du vieux et transformer ce site classé en parc d’attraction, un cirque permanent avec des gradins creusés dans les talus des bassins.

D’où une débauche d’aménagements ludiques et sportifs qui envahissait les bassins et les allées du grand jard lorsque, voici un an, nous avons mis notre nez dans ce dossier. D’où aussi l’action que nous avons menée auprès de Ségolène Royal, ministre de tutelle des sites classés. Elle a commencé à porter ses fruits et les aménagements ont été réduits. Pour autant, ces modifications sont mineures au regard des profondes altérations voulues par cette requalification. Chaque bassin, que la municipalité s’obstine à vouloir requalifier en boulingrin, dénomination qu’ils n’ont jamais eue, aura droit à des rampes d’accès. Elles seront en béton qui s’ajoutera aux 600 tonnes devant composer le skatepark qui, lui, est maintenu contre vents et marées. Un vrai massacre doublé d’un scandale.

Aussi le combat que nous avons commencé continue-t-il. A cet effet, nous avons déposé sur le bureau de la Ministre un volumineux dossier où nous pointons, entre autres griefs, l’ahurissant amateurisme dont ont fait preuve les auteurs de ce projet. La municipalité espère obtenir une décision favorable en juillet et aimerait bien commencer ses travaux de requalification à l’automne. C’est sans compter sur notre détermination et celles des Châlonnais. Une nouvelle association, la Société des Amis des Jards, les mobilise actuellement. Elle est bien décidée à faire entendre sa voix, à côté de la nôtre, pour sauver ce patrimoine de verdure. Autant dire que l’été va être chaud.

Sabine Schepens                  Bruno Malthet
rédactrice en chef                 président de l’association.
 

Mariage princier à Châlons : Le 7 mars 1680, Châlons fut le théâtre de la ratification du mariage du grand Dauphin Louis de France, fils de Louis XIV, et de Marie-Anne-Christine-Victoire de Bavières. L’événement fut relaté dans le «Mercure galant» dont Le Petit Catalaunien Illustré a conservé l’orthographe.
Quel jard visita Louis XIV ? On peut lire, dans le projet d’aménagement du grand Jard que, en 1680, « le Jard est décrit comme un lieu public des plus agréables. On n’en connaît pas le tracé, mais on pense à des allées plantées d’arbres et de bosquets entourant les espaces de prairie.
Métamorph’eau’ses : Que la lumière soit ! L’épisode 2 de Métamorph’eau’ses a commencé avec de nouveaux spectacles de lumière. A voir en barque et à pied...
Garinet de nouveau ouvert : Après 24 années de fermeture, le musée Garinet a ouvert ses portes le 15 mai 1938 sous l’impulsion d’Henri Vendel, son conservateur. L’Union Républicaine nous décrit l’événement.
Pour le musée du Châlonnais : Le Conservateur du Musée Garinet a reçu les objets suivants : de M. Costel, allées Paul Doumer, une très belle crémaillère en fer forgé à triple crochet, signée et datée...
L’été à Châlons
Musiques d'ici et d'ailleurs programme sur http://www.musiques-ici-ailleurs.com/
Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie : Exposition Vernis frais ! Dix ans de restaurations aux musées de Châlons  à partir du 1er juillet 2016
Bibliothèque municipale Pompidou : Exposition Animots du 25 juin au 27 août 2016
Juillet - Août : Châlons-Plage au grand jard ; Métamorph’eau’ses
Parc des expositions : Foire de Châlons du 26 août au 5 septembre programme sur http://foiredechalons.com/
Le retour des passantes de rêve : Propriété du Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie, les « Passantes de rêve », huile sur toile d’André des Gachons, viennent d’être restaurées par Christian Vibert, Atelier de la Renaissance à Reims.
Michel Barbier, prêtre-ouvrier, un homme de foi engagé Michel Barbier ne manquait pas une assemblée générale de l’association Nouvelle Catalaunie dont il était adhérent. Il nous a quitté le 20 mars dernier après une vie bien remplie de prêtre-ouvrier, d’homme de foi engagé pour un monde meilleur.
Souvenirs Michel Barbier ne ratait jamais une assemblée générale de l’association Nouvelle Catalaunie où sa parole était écoutée et entendue. Il a contribué à la rédaction des notices biographiques de son père, Georges Barbier, et de son frère, Pierre, figurant dans le « dictionnaire des Châlonnais ». Lorsque je l’ai rencontré pour recueillir les matériaux de ces biographies, j’avais souhaité aussi réunir ceux le concernant....
Tragi-comédie à Garinet La ville de Châlons a-t-elle réalisée des travaux sans permis de construire sur le Musée Garinet, inscrit monument historique ? « Il n’y en a pas besoin », se défend-elle, furieuse d’avoir été prise les doigts dans la confiture. « Faux », soutient l’association Nouvelle Catalaunie, preuves à l’appui.
A notre Valentin(e)… On peut écrire aux adjoints au maire – mais pas au maire ! – en passant par la plateforme dédiée du site internet de la ville. C’est ce qu’a fait l’association Nouvelle Catalaunie le 8 mai dernier. Un message automatique est aussitôt apparu sur l’écran de son ordinateur lui signalant que son message avait bien été enregistré, qu’il serait traité « dans les plus brefs délais » et que « un mail de confirmation vous sera envoyé et une invitation à consulter votre message sera adressée à votre Valentin ou votre Valentine »...
Phosphore urbain : Qu’elles soient farfelues ou inquiétantes, les propositions de la stratégie de redynamisation du centre-ville de Châlons ne passeront pas inaperçues si cette réinvention venait à être retenue.
Ni skate, ni béton ! Tel un slogan, cette revendication de l’association Nouvelle Catalaunie a conduit son assemblée générale à tracer une ligne rouge. En attendant d’être entendue par la Ministre, la mobilisation est de mise.
Motion Lors de son assemblée générale du 6 juin 2016, l’association Nouvelle Catalaunie a adopté la motion suivante : Réunis le 6 juin 2016 en assemblée générale, après avoir...
Waterskate au jard Implanter un skatepark au jard relève d’une très grave inconséquence. ...Tandis que Paris connaissait à son tour une crue importante de la Seine, Châlons, la « Venise pétillante », était épargnée. La Marne, retenue par le Der, est restée bien sagement dans son lit sans dépasser 2,70 m à l’échelle du barrage, contre 5,42 m en 1910 et 1924 et, record absolu enregistré, 6,22 m en 1944...
Bandes enherbées en danger le projet d’aménagement du grand jard, version du 13 janvier 2015, précise que « Le principal enjeu du réaménagement de ce site emblématique réside dans le respect de sa forme originelle ». Pour reconstituer cette forme originelle, la partie histoire procède à une superposition d’un « plan de 1908 [qui] nous montre que les alignements d’arbres étaient certainement enherbés »...
Petits détails oubliés, parmi d’autres... Les contre-allées supprimées... Fondations : pieux ou radier ?... Bienvenue au marécage !.... Chocs pas chics !... PMR : un bon prétexte... Requalifier = transformer ... Parole d’élu...
Ville d’art et d’histoire : Un label ignoré ? Le projet de requalification du grand jard ignore totalement le label ville d’art et d’histoire attribué en 2007 à Châlons-en-Champagne. Pourquoi ?
Le skate vu de près Le projet municipal donne un aperçu, reproduit ci-contre, du skatepark dans le paysage lointain. Il ne permet toutefois pas d’apprécier avec suffisamment de pertinence son insertion...
Eclairons nos lanternes Actuellement, le grand jard fait l’objet d’un éclairage public fort hétéroclite, sur l’avenue du maréchal Leclerc et deux de ses allées. Le projet prévoit de les remplacer par des « lanternes de type Stela square Philips ou équivalente à leds »...
La mémoire des plans La bibliothèque de Châlons conserve des plans d’architecte qui nous renseignent sur les projets d’aménagement du grand jard. Ils ont été mis en œuvre, à un siècle d’intervalle, par Jean-Joseph Bochet de Colluel, dit Colluel, qui les dessina en 1768, et Alexis Vagny, qui les restaura en 1871. Les enseignements de ces plans sont incontournables pour mener tout projet de restauration du site classé.
Le projet municipal Le projet municipal réinvente et dévoie l’esprit conceptuel du grand jard voulu par Colluel et maintenu par Vagny.
Association Nouvelle Catalaunie : En route vers nos 25 ans En attendant de célébrer son 25e anniversaire cet automne, l’association Nouvelle Catalaunie a tenu son assemblée générale. Celle-ci a adopté les différents rapports qui lui ont été présentés et dont nous publions une synthèse.
Lampes solaires à Bobo Le bulletin n° 2 du comité de jumelage Châlons-Bobo présente une action innovante de développement durable vers les écoles des villages entourant Bobo.
Un anniversaire et une identité Le 27 mai dernier, le Secours Catholique fêtait ses 70 ans à Châlons. Ce fut l’occasion de rappeler aux 400 participants ce qu’est cette institution avant de lancer des tables rondes.
Conseil de Développement : Un début difficile La démocratie participative a vécu des premiers mois de fonctionnement difficiles au Conseil de Développement de l’agglomération de Châlons. Face au mécontentement, un timide début de correction de trajectoire s’est fait jour...
Les saisines du Conseil de Développement Par lettre du 11 avril 2016, le président de la communauté d’agglomération a saisi la présidente du Conseil de développement de quatre thèmes de travail. La haute technicité qu’ils nécessitent est inversement proportionnée à l’absence de moyens mis à disposition pour y répondre.
Les auto saisines  du Conseil de Développement La loi donne la possibilité au Conseil de s’auto-saisir de sujets relevant de sa compétence. Deux de ses quatre commissions ont choisi de le faire. Voici leurs thématiques.
 
En attendant la loi patrimoine Si tout se passe bien, la zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager châlonnaise devrait céder sa place à un « Site patrimonial remarquable ».
 
Qui avons-nous alerté ? Dès février 2016, notre association a alerté le député-maire de Châlons sur la date butoir du 14 juillet 2016. Malgré deux relances, nous n’avons eu aucune réponse de sa part. Aussi nous avons alerté le 8 mai 2016 :
• Mme Audrey Azoulay, Ministre de la Culture et de la Communication ;
• M. Patrick Bloche, député et rapporteur de la loi devant l’Assemblée nationale,
• Mme Férat et MM Savary, Detraigne, sénateurs de la Marne ;
• et, de nouveau, M. Benoist Apparu, député de notre circonscription.
Bon à savoir La ZPPAUP de Châlons ne deviendra pas une AVAP. Le cabinet d’architecte Bailly-Leblanc, mandaté par la ville pour monter ce dossier, a fait faillite, ce qui bloque le processus. En outre, la démarche n’a pas véritablement été mise en œuvre du fait de l’examen par le parlement du projet de loi transformant d’office les ZPPAUP et les AVAP en « Cités historiques ». En 1ère lecture, la commission de la Culture du Sénat y a substitué la dénomination de « sites patrimoniaux protégés ». En 2e lecture, l’Assemblée nationale les a requalifiés en « sites patrimoniaux remarquables ». Cette nouvelle dénomination a été maintenue par le sénat en 2e lecture et ne devrait donc plus changer....
 

 

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