Le Petit Catalaunien Illustré


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 Au sommaire du n° 50

Culture


Le Mau mêlé de Lou Paté
L'édito du président
Histoire châlonnaise d’un crime contre l’humanité
Témoignage d’un rescapé d’Auschwitz
Déporté à 20 ans
Témoigner inlassablement
Rapatrié !
Jacques Degrancourt, l'architecte du groupe Melpomène
Le retour des prisonniers
Souvenirs de 1800 jours de captivité
Le musée fait peau neuve
La maîtresse en maillot de bain : exposition
Les Musées ont leur société
A lire : les nouveautés du trimestre

Société

En attendant l’intendance
Avis de décès d’un patrimoine architectural intéressant
A propos de protection du patrimoine
L’attractivité du centre ville châlonnais : quels facteurs clés ?
La prospective de la JCE
Démographie : la fatalité n’est pas de mise
Les bons comptes
Combien sommes-nous ?
Stop à la pub
Les droits fondamentaux des citoyens européens
LDH : une association pour toutes les libertés

 
L'éditorial
de Bruno Malthet, président de
l'association Nouvelle Catalaunie


Poursuivre notre réflexion

Nous célébrons cette année le soixantième anniversaire de la libération des camps. Quatre-vingt quinze pour cent des 76 000 Juifs français envoyés dans les camps y sont morts exterminés. La moitié des 70 000 résistants et réfractaires déportés ne sont jamais rentrés. Les deux millions de prisonniers de guerre endurèrent cinq longues années de captivité avec l’espoir de recouvrer un jour leur liberté, leur famille et leur pays.

Mais qu’ils soient juifs, déportés ou prisonniers de guerre, leurs souffrances sont ô combien incomparables et incommensurables. Elles sont très prégnantes dans le dossier que nous consacrons à nos compatriotes qui souffrirent durant cette période dans leurs chairs et dans leurs âmes et qui, pour nombre d’entre eux, ne revinrent jamais.
Leurs souffrances donnèrent naissance à la construction européenne, gage de paix entre les peuples et de prospérité depuis 60 ans. Elles nous renvoient à un devoir de mémoire permanent afin qu’elles ne demeurent point vaines et que nous approfondissions l’Union politique, économique et sociale des peuples d’Europe.
Ce numéro est aussi l’occasion pour faire un bilan d’étape sur cette autre mémoire de notre passé qu’est le patrimoine et sur la nécessité de sa préservation. Le musée municipal fait peau neuve et l’hôtel de Préfecture, endommagé en 2002 par un incendie criminel, va prochainement en faire de même. Même si ces restaurations ont tardé à venir, la réelle satisfaction que nous en tirons est assombrie par une sourde et profonde colère qui monte en nous. Elle a pour cause la disparition de la ruelle de Nau et de l’hôtel particulier en belles pierres de savonnière de la rue Herbillon qu’une zone de protection du patrimoine aurait permis de sauver. Combien d’autres éléments intéressants de notre patrimoine architectural, urbain et paysager verrons-nous disparaître avant que cette zone ne voit le jour ?
Cette zone conforterait l’attractivité du centre-ville à qui la jeune chambre économique vient de consacrer un livre blanc. Sa réflexion l’a conduit à proposer une série d’actions portant tout à la fois sur les commerces, la circulation et les animations. Cette attractivité se dessinera aussi autour du projet d’aménagement et de développement durable de Châlons et de sa capacité à enrayer le déclin démographique continu de notre agglomération depuis 25 ans.
Plus que tout autre sans doute, ce cinquantième numéro du Petit Catalaunien Illustré nous invite à poursuivre la réflexion et les actions que nous menons pour permettre l’émergence d’une nouvelle Catalaunie. Tant pis si, parfois, elles dérangent au point d’inciter des élus municipaux, et non des moindres, à jouer les ayatollahs en cherchant à nous sanctionner financièrement lors du vote des subventions aux associations. Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée, dit le proverbe. Nous continuerons donc à servir celle de la Catalaunie en poursuivant nos réflexions et actions sans plier sous la menace du bâton.

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Le Mau mêlé catalaunien de Lou Paté

Retrouvez les mots qui suivent dans notre Mau mêlé.
Avec les 8 lettres restantes, sachez que leur cabinet mérite qu’on s’y arrête !
Archéologie - Beaux-Arts - Buste - Collection - Croquis - Dessin - Don - Enfeu - Gardien - Gravure - Huile - Legs - Livre - Mielle - Œuvre - Pastel - Patrimoine - Portrait - Rare - Rodin - Sauvegarde - Sculpture - Tène - Toile - Visite - Vitrine

Histoire châlonnaise d’un crime contre l’humanité

Soixante ans après la libération des camps de concentration, où cinq millions de Juifs européens furent exterminés, le devoir de mémoire du martyre de nos concitoyens, innocentes victimes d’un génocide, s’impose plus que jamais.

Témoignage : Je déclare solennellement que contrairement à tous ces mensonges et fausses déclarations, il a bien existé à Auschwitz-Birkenau quatre usines avec chambres à gaz et fours crématoires qui fonctionnaient jour et nuit.

en photo : Solange Ast, née en 1925 et son frère Marc, né en 1934 : pour ne pas être séparés de leurs parents, arrêtés à Lyon le 20 septembre 1943, ils se livrent le lendemain et sont déportés avec eux à Autschwitz par le convoi n° 60 du 7 octobre 1943. Solange, Marc et leur mère Rachel ne reviendront pas de ce voyage-là. Leur père sera le seul rescapé de sa famille : il sera libéré en avril 1945 après avoir connu les camps d’Autschwitz et de Dora.
Déporté à 20 ans
Depuis 60 ans, Jacques Songy témoigne de ce que ses yeux de 20 ans n’auraient jamais dû voir ni sa jeunesse connaître si l’humanité n’avait pas sombré, un jour, dans l’horreur.

Le camp de Dachau. Les prisonniers de Dachau étaient soumis au travail forcé. Dachau possédait plus de 30 sous-camps de grandes dimensions dans lesquels les prisonniers travaillaient presque exclusivement pour l’armement. Des milliers de prisonniers moururent d’épuisement au travail. Des médecins allemands s’y livraient également à des expériences médicales sur les prisonniers. Des centaines de prisonniers moururent ou restèrent handicapés à vie suite à ces expériences. 

Foule de survivants entourant les forces américaines à la suite de la libération du camp de Dachau
 

 

 

Civils allemands réquisitionnés au lendemain de la libération du camp pour donner une sépulture aux prisonniers dont les cadavres en cours de décomposition étaient entassés à l’écart du camp. Entre juin 1940 et mai 1945, le nombre de morts du camp de Dachau fut d’au moins 28 000.

Alors qu’ils approchaient de Dachau,les Américains trouvèrent 39 wagons de chemin de fer remplis de cadavres qui venaient du camp, tous dans un état de décomposition avancée.

 

Témoigner inlassablement

Nous publions, avec son aimable autorisation, quelques unes des “ Fortes impressions de Dachau ” de Jacques Songy publiées en 1985.

“ Au moment où j’écris ces lignes, quarante ans achèvent de s’écouler qui nous séparent de ce 29 Avril 1945, date magique, mots-clés signifiant : “Libération du Camp de Concentration de DACHAU”.
 

Rapatrié
Ah ! Oh ! Vous êtes resté dans un camp de concentration... Où ? à Dachau ? Mon Dieu ! Et... Vous avez souffert ?... Dites voir mes camarades vous avez souvent entendu ça, n’est-ce pas ? Et qu’avez-vous répondu ?... Si on a souffert ? Bien sûr qu’on a souffert ! Vous ne pouvez pas savoir : l’éloignement, les privations, les brutalités, etc... [...]

(extraits des articles publiés dans le n° 50 du Petit Catalaunien Illustré.
Pour vous procurer ce numéro, profitez de notre offre découverte)

Jacques Degrandcourt
l’architecte du groupe Melpomène

Jacques Degrandcourt, résistant déporté, né le 26 décembre 1919 à Châlons-sur-Marne, est décédé le 15 février 1945 au camp de concentration de Waihingen en Allemagne. Architecte DPLG, il fonda le groupe de résistance Melpomène qui opéra sur la région de Châlons de 1943 à 1944.
« Manège de voltige d’une grande école », projet (Ecole des Beaux Arts). Jacques Degrandcourt, 1942 « Ferme à Lallemant » (Marne) Jacques Degrandcourt, 1943 « Les marais de saint-Gond »,
Jacques Degrandcourt, septembre 1943
Le retour des prisonniers
Fin décembre 1944, une semaine nationale est dédiée aux absents. Les prisonniers de guerre forment la population de loin la plus nombreuse parmi les absents. Au lendemain de la débâcle de 1940, ils sont deux millions à partir pour cinq longues années de captivité en Allemagne. Ni héros, ni martyrs, ils vivent loin des leurs en désespérant de les revoir un jour.

La liberté retrouvée
Les premiers retours de prisonniers au printemps 1945 suscitent de nombreux articles dans la presse. Leurs témoignages, comme celui que nous publions, occulteront pendant longtemps le sort des déportés et des victimes de la barbarie nazie.

Souvenirs de 1800 jours de captivité
Soixante ans après son retour d’Allemagne, la mémoire de mon père est restée vive malgré ses 94 ans. Mais elle occulte toujours les moments les plus durs de ses cinq longues années de captivité. Elle se concentre aujourd’hui sur ces petits riens qui l’aidèrent à tenir le coup, à pardonner à l’ennemi héréditaire et à apprendre à ses enfants à construire l’Europe.

(extrait des articles publiés dans le n° 50 du Petit Catalaunien Illustré.
Pour vous procurer ce numéro, profitez de notre offre découverte)
Le musée fait peau neuve
Enfin labellisé «Musée de France», le Musée municipal fait peau neuve à l’extérieur comme à l’intérieur en attendant de pouvoir s’étendre afin de présenter ses collections qui ne demandent qu’à s’enrichir.
 
«La maîtresse en maillot de bain»

Jusqu’au 22 mai 2005, le musée des Beaux-Arts de Châlons-en-Champagne s’ouvre à l’art contemporain. Il convie les Châlonnais à visiter une exposition de «dessins lumineux» de Rémi Malingrëy, un artiste vivant.
 
Les musées ont leur société

Fondée en 1979, la société des Amis des Musées vient de renaître avec beaucoup de projets en perspectives. La première opération réalisée par la Société a été l’acquisition fin 2004 d’un «gros» dit «florette», une pièce royale frappée à Châlons le 21 octobre 1417 sous Charles VI. Elle viendra fort opportunément compléter le fonds numismatique du Musée.
En attendant l’Intendance

En 2002, l’Hôtel de Préfecture, ancien Hôtel de l’intendance de Champagne, classé Monument Historique, a été victime d’un incendie dû à un déséquilibré mental. Il endommagea gravement sa façade sur cour, ses toitures, ses bureaux et de nombreuses œuvres d’art.
Lettre des associations Nouvelle Catalaunie et des Augustins au Préfet et réponse de ce dernier.

Avis de décès
d’un patrimoine architectural intéressant

Passant, sache qu’en ce pays
Le patrimoine est chose si vulgaire
Qu’il ne s’inscrit qu’à l’inventaire
Des massacres de la Bourg-brocie.

Ci-gît dame Ruelle de Nau…

Sept siècles en paix elle vécut
Loin des maux et près du Nau
Avant que d’incultes élus
Ne la livrassent au bourreau.

Son charme médiéval assurément
De ces édiles lui valut le label d’or
“ Patrimoine architectural intéressant ”
Gravé sur sa condamnation à mort.

«La sauvegarde du patrimoine est une préoccupation majeure de la mairie»
Bruno Bourg-Broc dans Marne-Hebdo
du 24-30 mars 2005, p 10

… et son amie de Savonnière

Dans la tombe aussitôt la rejoignit
L’infortunée blonde savonnière
De deux siècles sa belle amie
Qui la rue charmait sous ses pierres.

Cette coupable selon le même édit
N’avait que deux superbes étages
Et pas un de plus, suprême outrage,
Pour que patrimoine rime avec profits.

A propos de protection du patrimoine
La création d’une Zone de Protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) est une revendication forte des associations de défense du patrimoine. Le Projet d’aménagement et de développement durable (PADD) énonce qu’il faut “ prévoir l’articulation du plan local d’urbanisme (PLU) avec la future ZPPAUP ”.

La zone de protection du patrimoine doit être définie et arrêtée en même temps que le PLU, et non pas après. C’est la seule façon d’arrêter au plus vite le mitage du centre ancien auquel nous assistons depuis 10 ans. La protection du patrimoine ne doit plus être une pétition de principe

livre blanc
L’attractivité du centre-ville châlonnais : quels facteurs clés ?

La “ Jeune Chambre Economique de Châlons et Cités en Champagne ” a mené trois séries d’enquêtes dénommées “ Idénov’ ”sur les commerces en centre-ville, la circulation et le stationnement, les animations et les manifestations avant de réaliser sa prospective en trois idées déclinées en 13 propositions concrètes. Nous en publions une synthèse.

Déclin démographique :
La fatalité n’est pas de mise

Combien sommes-nous à Châlons ? Plus ou moins de 50 000 ? Est-il vrai que la ville, son agglomération et sa communauté d’agglomération se dépeuplent ? Existe-t-il une fatalité au déclin démographique de la Catalaunie ? Combien serons-nous dans 25 ans ? Pour répondre à ces questions, Le Petit Catalaunien Illustré est allé consulter et a analysé les chiffres officiels du dernier recensement de 1999 publiés par l’INSEE.

Stop à la pub
40 kg de publicité envahissent chaque année nos boîtes aux lettres. Il existe un dispositif pour que ce gaspillage cesse. L’association Nouvelle Catalaunie a demandé sa mise en oeuvre sur la communauté d’agglomération de Châlons-en-Champagne.

Les droits fondamentaux
des citoyens européens


Si les Français répondent oui au référendum du 29 mai prochain, ils bénéficieront de nouveaux droits fondamentaux reconnus par la charte incluse dans le traité constitutionnel. Ils viendront compléter, et en aucun cas réduire, les droits dont ils disposent.

Pour télécharger cet article, cliquez ici

LDH :
Une association pour toutes les libertés

Après plusieurs années d’activités ralenties, la section de Châlons-en-Champagne de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH)s’est redynamisée, voyant le nombre de ses membres doubler en 2002. En plein cœur des événements électoraux d’alors, ses membres se sont mobilisés pour dénoncer les dangers représentés par l’extrême droite.

Depuis, la section a exercé sa mission de sentinelle des valeurs républicaines dès lors que des projets, des mesures, des dispositions législatives, des actes posés, présentaient un risque pour elle. Régulièrement, par le biais d’une publication locale, la section relaie les grandes prises de position nationales.

Pour en savoir plus, téléchargez la fiche de présentation régionale de la LDH

(extraits des articles publiés dans le n° 49 du Petit Catalaunien Illustré.
Pour vous procurer ce numéro, profitez de notre offre découverte)

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