Nous reviendrons sur ce dossier dans notre prochain numéro et, pour
l’heure, nous vous invitons plutôt à venir danser la carmagnole avec nous
autour de l’histoire du 14 juillet châlonnais. Celui de 2005 sera le 126ème
de l’histoire de notre Fête nationale. Les Républicains châlonnais le
fêtaient déjà avant et tous les 14 juillet ne furent pas dignement célébrés
à Châlons. A celui de 1892, nos édiles ont préféré le centenaire de Valmy.
Quant à ceux de 1940 à 1944, toute manifestation patriotique était alors
interdite. |
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Le Mau mêlé catalaunien de Lou Paté Retrouvez les mots qui suivent dans notre Mau mêlé.
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Une naissance au forceps La célébration à Châlons du premier 14 juillet comme fête nationale fut raillée par les cléricaux châlonnais. L’année suivante, les Républicains châlonnais réagissent en employant les grands moyens : ils interdisent les processions religieuses, dont celle des châsses considérées par beaucoup comme la fête patriotique locale. |
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| 1889 Le 14 juillet du centenaire Malgré la pluie qui priva les Châlonnais de feu d’artifices, le 14 juillet 1889 fut à la hauteur de l’événement que constituait la célébration du centenaire de la Révolution française. Article publié dans L’Union Républicaine du 16 juillet 1889 |
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1919 Le 14 juillet de la victoire
Le poilu du monument aux morts de Châlons |
| L’inauguration du monument du cimetière de l’Est (Bibliothèque municipale à vocation régionale, photo 1717) |
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La nécropole du cimetière de l’Est à Châlons |
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Un
appel à la Municipalité et à l’Autorité Militaire On nous demande de bien vouloir prier la Municipalité et l’autorité militaire d’organiser une réception pour le retour de nos drapeaux, au lendemain des fêtes de la Victoire célébrées à Paris par toute la France. Nous nous associons à ce vœu. Nos glorieux drapeaux : Ils sont partis pour fêter la Victoire ! Le voyage de nos drapeaux - Le retour des drapeaux.
Les poilus manifestent Extraits d’articles publiés dans Le Journal de la Marne du 3 au 19 juillet 1919 |
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Un 14 juillet mémorable Le 14 juillet 1929, Châlons célébra un double 14 juillet. Celui de la fête nationale, bien évidemment, mais aussi et surtout le cinq centième anniversaire du passage de Jeanne d’Arc à Châlons. |
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Cérémonie officielle Le 14 juillet châlonnais sous la IIIème République est autant la fête nationale que la fête de l’armée. Lors de la cérémonie officielle, la revue des troupes, suivie dans une même communion patriotique par les autorités civiles et religieuses de Châlons, occupe une place centrale. Ci-contre : Remise de médailles à l’occasion du 14 juillet 1930 à Châlons Ci-dessous à gauche : Les officiels du 14 juillet 1930 à
Châlons. De gauche à droite : MM Magny, préfet, Millet, maire, Mgr
Tissier, évèque, Daniel, président du Conseil de Préfecture, et
Champion, adjoint au maire. |
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Réjouissances populaires Dès l’instauration du 14 juillet comme fête nationale, les Républicains châlonnais se sont attachés à en faire une fête populaire. Ces réjouissances ont toujours eu comme point central les bassins du Jard et son kiosque à musique inauguré en 1885. Le traditionnel mât de cocagne et les jeux enfantins, aujourd’hui disparus, ont largement contribué au succès du 14 juillet. |
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| Mât de cocagne du 14 juillet 1936 à Châlons (Bibliothèque municipale à vocation régionale de Châlons, photo n° 1624) | Jeux d’enfants du 14 juillet 1936 à Châlons (Bibliothèque municipale à vocation régionale de Châlons, photo n° 1683) |
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1936 |
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![]() Les officiels du 14 juillet 1936 à Châlons. De gauche à droite : MM Daniel, président du Conseil de préfecture interdépartemental, Mgr Tissier, évêque, Champion, maire, Berthoin, préfet et Gruffy, procureur de la République (Bibliothèque municipale à vocation régionale de Châlons, photo n° 3682) |
Félicitations après la revue du 14 juillet 1936 à Châlons. |
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L’imposante manifestation du Rassemblement populaire La manifestation organisée au Jard, hier après-midi, par le comité local du rassemblement populaire fut imposante tant par le calme qui y présida que par le nombre de personnes qui y assistèrent et que, sans exagération, on peut estimer à trois mille. Des haut-parleurs avaient été installés sur le kiosque pour permettre aux orateurs de se faire entendre du public Extraits de L’Union Républicaine des 15-16 Juillet 1936 |
La manifestation du 14 juillet 1936. Venus par la rue d’Orfeuil, les manifestants arrivent place Foch (Bibliothèque municipale à vocation régionale de Châlons, photo n° 3734) |
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1945 |
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Pavoisements,
décorations, illuminations Cette année, les couleurs nationales peuvent se déployer sans l’œuvre de mains clandestines. On les voit dans toutes les rues, dans les chevelures des jeunes filles, aux vêtements des hommes et des dames ; aux vitrines des magasins. Extrait du Journal de la Marne du 16-17 juillet 1945 Ci-contre : Durant la guerre, seule la France libre défile pour le 14 juillet, comme ici, à Londres, en 1942. |
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Histoire de notre fête
nationale Le 14 juillet 1789 les émeutiers parisiens s’emparent de la Bastille, prison symbole de l’absolutisme royal. Il faudra attendre près d’un siècle pour que le 14 juillet devienne la Fête nationale de la République française. Le 14 juillet 1790 est le point d’orgue de la fête de la Fédération.... Le 6 juillet 1880 est promulguée la loi selon laquelle « la République adopte comme jour de fête nationale annuelle le 14 juillet ».... Sources : http://14juillet.senat.fr/ |
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Plantation de l'arbre de la liberté : |
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Les réflexions de
l’homme de la rue Le pinard du 14 juillet |
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| Poussière + eau = boue “ Le kiosque du Jard est un cadre, y a pas à dire. Bien des fois je l’ai entendu louer par des étrangers qui l’envient. L’envieraient-ils encore s’ils avaient vu samedi le nuage de poussière qui le dissimulait aux yeux les plus perçants ? ... Le journal de la Marne du 18 juillet 1945 Sacrifice patriotique d’une électrice “ Un demi-litre de vin par personne, cela ne fait vraiment pas beaucoup pour une fête nationale. Le vingtième de ce qu’un consommateur moyen et patriote absorbait aux 14 juillet d’avant guerre.... Le journal de la Marne du 19 juillet 1945 Ndlr : tous ces articles ont été titrés par nos soins. |
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Le passant du 14 Juillet A Châlons, le traditionnel feu d’artifices du 14 Juillet des années quatre-vingt était un sésame qui nous replongeait dans l’histoire bimillénaire de la cité dont le maître de cérémonie n’était autre que Roger Canard. Une fois le bouquet final passé, il nous invite à le suivre non pas au bal populaire du Jard, mais dans les vieilles rues de Châlons pour aller danser la carmagnole devant l’Hôtel-de-Ville avec quelques sans-culottes. Sous les acclamations de la foule en liesse le ciel châlonnais se colore et s’illumine d’une pluie d’étoiles étincelantes.... |
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Bibliothèque nationale, cabinet des estampes : la carmagnole.
C’est tout à la fois une veste courte à gros boutons portée par les
sans-culottes pendant la Révolution française et une chanson
révolutionnaire que l’on danse. Très populaire, elle fut créée en 1792
quand l’Assemblée nationale vote la Convention et décrète l’arrestation
du Roi. Voici son refrain, qui se bisse : Dansons la Carmagnole / Vive le son (bis) / Dansons la Carmagnole / Vive le son du canon ! |
| CCC ou le camarade citoyen Canard, édile châlonnais Je me laisse porter par la foule. Une petite brunette aux boucles folles s’échappant d’un bonnet phrygien me tend une torche : «Tiens, prends, camarade citoyen, et viens avec nous à l’hôtel de ville». « Elle doit m’avoir reconnu comme étant un édile », me dis-je sans modestie et je me joins aux porteurs de flambeaux, tout heureux de jouer au thuriféraire. La rumeur montant de la foule s’enfle et grandit ; c’est le peuple des pauvres gens qui est de sortie ce soir ! ... Ci-contre : La déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 |
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Aux armes, citoyens ! Mais ce n’est pas le moment car ils ont fort à faire avec les volontaires et les militaires grimpés sur leurs dos en agitant des torches et des piques et qui réclament le Maire pour lui demander des armes. Un cordon de la Garde Nationale défend l’entrée de l’Hôtel de Ville; sous la pression de la foule excitée et vociférante les soldats reculent et s’adossent à la façade, le fusil pointé en avant. Leurs visages blêmes ruissellent de sueur sous la perruque ondulée et le bonnet à poil. La tension est extrême. J’espère fébrilement qu’une lucarne va enfin s’ouvrir et qu’un tribun en jabot de dentelle va leur crier d’une voix indignée, pleine de reproches : « Gardes Françaises, vous n’allez pas tirer sur vos frères ! ».... |
| ... Il fait grand jour lorsque je regagne la Place
des Buttes ; les canonniers qui servent les pièces au sommet des buttes
sont allés dormir. J’ai hâte d’en faire autant, mais il me faut d’abord
justifier un retour aussi tardif. Or, j’ai beau donner force détails en
racontant mon équipée, personne ne me croit et il faut toute la mauvaise
foi d’une épouse en colère pour ne pas vouloir reconnaître dans les
restes encore fumants d’une torche rudimentaire faite de chanvre
imprégné de poix, de cire et de résine, une authentique fabrication du
XVIIIème siècle. Roger Canard NB : pour recevoir les dernières nouvelles écrites par Roger Canard, demandez-les lui sur sa messagerie électronique : roger.canard@infonie.fr |
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Faut-il changer La
Marseillaise? Adoptée par les fédérés marseillais à la fin de juillet 1792, l’oeuvre de Rouget de Lisle entraîna à la victoire de nombreuses armées françaises. Aussi fut-elle décrétée chant national le 26 Messidor an III (14 juillet 1795). 200 ans plus tard, l’idée d’en changer les paroles suscita un grand débat auquel Roger Canard nous invite à participer. Ci-contre : La Marseillaise, Bibliothèque nationale, cabinet des estampes. |
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| Texte de l’affiche des «Amis de la
Constitution» tel qu’a pu le lire Rouget de Lisle sur les murs de
Strasbourg et dont il fit un hymne particulièrement entraînant, plein de
fougue, d’élan et d’ardeur patriotique. Aux armes citoyens ! |
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La bastille châlonnaise Le Musée Schiller-Goethe expose une “ Bastille châlonnaise ”. Elle se veut l’authentique modèle réduit d’époque de sa consœur parisienne et son histoire mérite d’être contée. La ville de Châlons possède effectivement une telle œuvre, entrée dans les collections du Musée au plus tard en 1807. Cette Bastille a longtemps été exposée sous le passage Henri Vendel et est aujourd’hui présentée au Musée Schiller-Goethe. Elle nous rappelle combien le citoyen Palloy sut admirablement profiter d’une situation pour tromper son monde ! Ou, pour le moins, satisfaire la demande patriotique de ses concitoyens en “ produits dérivés ” de la prise de la Bastille. La “ Bastille châlonnaise ”en effet, qui mesure 38 cm de haut, 99 de long et 57 de large, est une maquette authentique mais … en plâtre, un matériau somme toute bien plus facile à travailler que la pierre et se prêtant admirablement aux moulages en série ! |
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| 2003-2005 Entendez-vous, dans la Champagne... Les 14 juillet de ce début de XXIème siècle participent au changement dans la continuité avec ses traditionnels défilé militaire, discours officiels, feu d’artifices, bal populaire et concerts auxquels les Châlonnais demeurent toujours très attachés. |
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« Liberté, Liberté chérie, [...] Que tes ennemis
expirants Voient ton triomphe et notre gloire », jaillir comme un feu
d’artifice ! Feu d’artifice ? L’expression est aujourd’hui passablement
réductrice de l’image qu’entendent donner nos édiles de cette
manifestation très prisée des Châlonnais.
Photos illustrant cet article : 14 juillet 2004, service communication de la ville de Châlons-en-Champagne |
| En chemin, beaucoup d’entre eux s’arrêtent sur la place des “ Musiques d’ici et d’ailleurs ”, l’ancienne “ place du marché au Blé ” qui céda son nom à la République au temps où le 14 juillet devint Fête nationale. Là, le barde Legouix les y invite pour un de ces concerts estival dont nul autre que lui a le secret pour animer le cœur de la cité. Avec lui, avant que “ nos aînés n’y [soient] plus ”, entrons “ dans la carrière ” pour y trouver “ la trace de leurs vertus ” ! |
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Allons, enfants d’Catalaunie, si l’évocation de ce “ jour de gloire ” du 14 juillet châlonnais se termine, d’autres lui succèderont. Ils permettront un jour d’évoquer la victoire de ceux d’entre-nous qui aujourd’hui clament “ contre nous de la tyrannie ” et lèvent bien haut l’étendard de leur révolte pour que continue à vivre le patrimoine, la qualité de vie et la fibre humaniste de la Catalaunie, notre petite patrie ! “ Marchons, marchons ” ... |
| du 1er juillet 2005 au 15 janvier 2006 Regards sur l’art médiéval collections du musée du Louvre et des Musées de Châlons-en-Champagne : exposition au musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Châlons-en-Champagne place Alexandre Godart - 51000 Châlons-en-Champagne Cet été et
jusqu’au 15 janvier 2006, celui-ci nous convie à visiter les collections
catalauniennes d’art médiéval du Louvre et de nos musées, une splendide
exposition sur laquelle nous reviendrons plus en détail dans notre
prochain numéro. |
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A voir et à suivre également Manuscrits enluminés du XIème au XIVème
siècles, chartes et sceaux de Champagne : Treize manuscrits
auxquels s’ajoute une trentaine de pièces prêtées par les archives
municipales. |
Les structures territoriales de l’espace champenois du moyen Âge à nos jours : Conférence le samedi 17 septembre à 16 h 00 à la Bibliothèque Georges Pompidou de Michel Bur, professeur à l’Université de Nancy 2. |
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Gottschalk d’Orbais, de Fulda à Hautvillers
: une dissidence : Portrait d’un moine hérétique dans
l’Europe et la Champagne au XIème siècle par Bernard Boller, diplômé de
l’Ecole des hautes Etudes en Sciences Sociales ; jeudi 29 septembre à 18
h, bibliothèque georges Pompidou Les 14ème Musiques d’Ici et d’Ailleurs : du 30 juin au 14 août, du mardi au samedi à 21 h place de la République ou place Foch et le dimanche à 17 h sur le parvis de Saint-Alpin |
(extraits des articles publiés
dans le n° 50 du Petit Catalaunien Illustré.
Pour vous procurer ce numéro, profitez de
notre offre
découverte)
| (extrait des articles publiés
dans le n° 50 du Petit Catalaunien Illustré.
Pour vous procurer ce numéro, profitez de notre offre découverte) |
(extraits des articles publiés
dans le n° 49 du Petit Catalaunien Illustré.
Pour vous procurer ce numéro, profitez de
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découverte)
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