|
||||
|
Le Mau mêlé catalaunien de Lou Paté Retrouvez les mots qui suivent dans notre Mau mêlé.
Avec les 6 lettres restantes, vous répondrez à l’énigme selon laquelle,
grâce à son apparition, nous lui devons une dentelle de pierre. |
|||
|
Abbé Augustins Basilique Bulle Buisson Cage |
Chanoine Chappe Coupe Cure Epine |
Escarboucle Gargouille Implorer Jubé Logette Marguilliers |
Minimes Miracle Misset Orgue Pèlerin Puits Tribune |
|
La belle Dame des champs
Flamboyant au milieu des champs, la basilique Notre-Dame de l’Epine s’élance depuis six siècles dans la plaine champenoise sous des cieux d’azur aussi bien que nuageux. |
![]() |
|
Victor
Hugo à l’Epine “ A deux lieues de Châlons, sur la route de Sainte - Ménéhould, dans un endroit où il n’y a que des plaines, des chaumes à perte de vue et des arbres poudreux de la route, une chose magique vous apparaît tout à coup... |
Alexandre Dumas à l’Epine “ Tout à coup, je vis se lever au milieu de ces grandes et tristes plaines de la Champagne une magnifique fleur de pierre, taillée à jour comme un ivoire de Dieppe ; c’était la petite église Notre-Dame de l’Epine... |
|
|
Télégraphe Chappe de l'Epine La flèche nord de l’église
de l’Epine a été rasée en 1798 pour y installer un télégraphe Chappe qui
fonctionnera jusqu’en 1852. |
| La
première pierre Le règlement en 1406 d’un litige né entre les marguilliers de Notre-Dame de l’Epine et le présidial de l’évêque de Châlons permet de dater à ladite année le démarrage de la construction de l’église que nous connaissons actuellement. |
Le puits Le puits de l’église de L’Epine date de la construction de l’église et fait 26 m de profondeur. La tradition veut que son eau aide à soigner la stérilité des femmes et ait d’autres vertus. Sans garantie... |
|
Derniers piliers Une inscription gravée sur le chapiteau de l’un des quatre piliers des voûtes des chapelles de l’abside indique la date d’achèvement de l’édifice : “ l’an mil VC et XXVII Guichart Anthoine tos catre nos at fet ” (l’an 1527 Guichart Antoine tous quatre nous a fait ). On sait que ces piliers ont été réalisés en sous-oeuvre : cette inscription permet donc de dater l’année d’achèvement de l’église. |
![]() |
|
L’aigle et le lys La plus grande des flèches de l’Epine porte des fleurs de lys, la seconde des aigles impériaux. Que se cache-t-il vraiment derrière ces symboles dynastiques ? |
|
|
|
|
|
Histoire de la
statue de Notre-Dame de l’Epine La statue de Notre-Dame de l’Epine peut être datée du début du XIVème siècle. Richement habillée sous l’Ancien Régime, mutilée à la Révolution, elle a été restaurée au XIXème siècle en vue de son couronnement. |
|
![]() Image pieuse vers 1860 |
![]() La statue dans son reposoir |
| La logette Il existe sur le pourtour nord du chœur de l’église une logette portant la date de 1543 et postérieure à la partie du monument où elle est placée... Le fond de cette logette est orné de peintures représentant une vierge immaculée avec divers symboles. |
Le jubé Notre-Dame de L’Epine est une des rares églises à avoir conservé son jubé gothique du XVème siècle. Au-dessus, une splendide poutre de gloire en bois du XVIème siècle avec le Christ en croix entouré de la Vierge et de Saint Jean.
|
|
Une vierge assise sur son
aubépine Les vitraux du XVIème siècle de la basilique de L’Epine ont été détruits. La description de celui de l’Invention de la statue nous est toutefois connue. Il représentait une vierge sur son aubépine.
Détail du vitrail de l’apparition |
Des usages civils
Vitrail du transept sud |
|
De la couronne à la basilique A la charnière du XXème siècle, deux papes se sont penchés sur Notre-Dame de L’Epine pour la couronner, lui accorder des privilèges et lui donner le titre de basilique.
Huit siècles de pèlerinage |
Statue de Saint-Jacques de Compostelle à l’Epine |
|
La mise au tombeau |
|
|
Quand trois égale deux
et non pas une… On ne connaît que trois représentations anciennes de l’Invention de la statue de Notre-Dame de L’Epine. Il s’agit de trois images pieuses réputées représenter le “ vrai portrait ” de la statue miraculeuse. La plus ancienne diffère cependant profondément des deux autres et alimentera la polémique autour de “ la fausseté de la statue de Notre-Dame de l’Epine ”. |
|
|
|
|
|
Traduire sans trahir Traduire un texte sans le trahir n’est pas chose aisée. Aussi arrive-t-il souvent que le traducteur s’autorise quelques libertés, comme le fit Samuel Hacquin, curé de l’Epine. Une jeune agrégée en lettres classiques, Camille Rambourg, a procédé pour nous à la traduction littérale des deux distiques latins de la gravure de Roussel. ![]() Détail de la gravure de Roussel |
![]()
Quatrain latin de l’image de Rousel |
|
Les images pieuses |
|
|
Histoire d’une tradition
Dans ses “ Mémoires Historiques de la Province de Champagne ” publiées en 1721, Edme Baugier est le premier à relater la découverte de la statue de Notre-Dame de l’Epine plus de trois siècles après son invention miraculeuse. Sa version des faits diffère quelques peu de la tradition orale que nous rapporte au début du XXème siècle l’abbé Puiseux. |
![]() |
| Ce
qu’en dit Baugier Edme Baugier publia en 1721 ses “ Mémoires Historiques de la Province de Champagne ” contenant la première relation connue de la tradition relative à la découverte de la statue de Notre-Dame de l’Epine. Nous la publions sans autre modification que sa transcription en français moderne. |
![]() |
| Ce
qu’en dit Puiseux En 1901 est publiée à titre posthume une œuvre de l’abbé Puiseux : “ Notre-Dame de l’Epine, son histoire, son pèlerinage ”. Nous publions le passage où l’auteur relate la tradition de l’Invention de la statue de la vierge.
|
Ce qu’en dit l’édition de 1910 Une nouvelle édition de “ Notre-Dame de l’Epine, son histoire, son pèlerinage ” a été publiée en 1910. Elle diverge quelque peu de la première. ![]() |
| Les
gargouilles Elles sont plus d’une centaine et elles sont plutôt lubriques. Faut-il s’en étonner ? Non, si on s’en tient au symbolisme du Moyen-Âge entourant une église consacrée à la virginité de Marie. Les vices, qui s’opposent à cette virginité, se devaient de figurer à l’extérieur. Les artistes ont donné libre cours à leur imagination et ont sculptés des animaux et des scènes souvent obscènes. Les gargouilles les plus suggestives ont été mutilées. Germaine Maillet, qui les a étudiées dans le détail, les a classées “ en quatre catégories : personnages et animaux réels, animaux musiciens, animaux ou êtres fabuleux, combat des hommes et des animaux ” (bulletin n° 109-112 du “ Bulletin du comité du folklore champenois ” 1973). |
|
|
Une épineuse querelle
byzantine La statue vénérée de Notre-Dame de l’Epine a-t-elle été faite de la main de Dieu ou des anges ? Son “ invention miraculeuse ”, au sens médiéval du terme, est-elle une miraculeuse invention, au sens moderne ? Ces questions et celle des origines de la basilique de l’Epine furent au cœur d’une épineuse querelle byzantine qui opposa au début du XXème siècle deux ecclésiastiques châlonnais. Cette querelle, on s’en doute, finit par faire quelques vagues “ urbi et orbi ”. Les organes catholiques châlonnais, Le Journal de la Marne et la Semaine de Châlons, prennent naturellement parti pour le miracle et l’abbé Pannet. L’Union Républicaine, quant à elle, se régale : “ ceux qui inventent des bourdes pareilles sont des charlatans et des imposteurs qui spéculent sur la crédulité des imbéciles ”. |
L’abbé Misset : “ M. l’abbé Misset est un terrible jouteur. Jamais peut-être il n’a manié la plume, j’allais dire l’épée, avec autant de vigueur, jamais il n’a autant multiplié les coups, ni si durement retourné le fer dans la plaie ”. M.L. Clugnet in “ Le Polybiblion ”, 1904.
|
|
L’avis des Jésuites Dans leur numéro du 20 septembre 1904, “ Les Etudes des RR. PP. Jésuites ” se prononcèrent sur la polémique opposant les abbés Pannet et Misset. Les Jésuites y donnent raison sur le fond à ce dernier qui s’empressa d’en publier de larges extraits1. Nous les livrons à notre tour à nos lecteurs en leur faisant toutefois grâce des commentaires souvent aussi acides qu’inutiles dont l’abbé Misset agrémenta sa thèse. |
Pour l’amour des peuples Qu’importe-t-il de percer le mystère de Notre-Dame l’Epine, s’interrogea Monseigneur Tissier pour clore le débat qui avait secoué son diocèse autour de la tradition du buisson lumineux ? “ Si cela fait quelque chose à l’Histoire, cela ne fait rien à l’amour des peuples ”.
L’avis de
l’école des Chartes |
![]() |
Finissons-en La querelle des abbés Misset et Pannet n’a pas échappé, on s’en doute, au journal radical de Châlons, L’Union Républicaine. Mais elle finit par lasser son rédacteur en chef qui, dans un article bien pesé sur trois colonnes à la Une du 14 septembre 1904, siffle la fin de la partie en titrant “ Finissons-en ”. Nous en publions les principaux extraits. |
|
Colloque international Notre-Dame de L’Epine 1406 - 2006 600 ans d’histoire 15 - 16 septembre 2006 A l’occasion du sixième centenaire du début de la construction de la basilique, classée au patrimoine mondial de l’U.N.E.S.C.O., la S.A.C.S.A.M. organise un colloque international rassemblant historiens et historiens de l’art autour de quatre thèmes principaux : - Autour de 1406, genèse et développement d’un sanctuaire - L’œuvre flamboyante et Renaissance : architecture, sculpture et mobilier - Vitalité du pèlerinage et image du sanctuaire du XVIe siècle à nos jours - Naissance d’un patrimoine : restaurer, écrire l’histoire |
La participation au colloque est gratuite. Les inscriptions se font
auprès de la SACSAM. Une restauration sur place est prévue le midi
(environ 20 €/repas). S.A.C.S.A.M. Société d’agriculture, commerce, sciences et arts du département de la Marne B.P. 180 - 51009 Châlons-en-Champagne Cedex Tel. : 03 26 66 39 97 (répondeur) - Courriel : academie.chalons@free.fr Site web : http://academie.chalons.free.fr |
|
En bref |
|
|
Musée 1939-1945 de Cheniers A quelques kilomètres de Châlons en Champagne en direction de Sézanne le petit village de Cheniers abrite un musée. D’initiative personnelle, un collectionneur a rassemblé dans sa maison, au 39 rue principale, une impressionnante collection de souvenir de la deuxième guerre mondiale et en particulier sur les actions aériennes. Sur 150 mètres carrés, plus de 500 objets sont offerts à la curiosité du public. Le musée est ouvert tous les dimanches de 14h30 à 18h30. On peut découvrir dans le cimetière de Cheniers la tombe d’aviateurs qui ont été abattus au dessus de Cheniers lors de la grande bataille aérienne au dessus de Mailly le Camp. Un reste de l’avion a été installé près des tombes. C’est un hommage à ceux qui ont donné leur vie pour la liberté. |
|
|
|
Tous droits de reproduction et de représentation réservés |