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Les façades de la Maison des oeuvres
inscrites à l'inventaire supplémentaire
des monuments historiques
(combat mené en 2005-2006)
| Maison des œuvres La maison des œuvres a enfin retrouvé ses fenêtres du XVIIème siècle suite à l’action menée par l’Association Nouvelle Catalaunie (cf Petit Catalaunien Illustré n°s 49 et 53). Son toit restera malheureusement défiguré par des vélux. Selon l’architecte des Bâtiments de France, la présence de ces châssis de type “ patrimoine ” serait justifiée par “ le matériau de couverture (tuile mécanique) datant de réfections relativement récentes [qui] acceptent plus facilement ce type d’ouvertures. La partie inscrite sur l’inventaire des monuments historiques a été dotée des mêmes matériaux, modifiant de façon significative l’état originel ”. (réponse du 30/01/06 à l’association). Avec une telle logique, on n’ose imaginer ce qui serait advenu demain des façades si nous n’étions pas intervenus pour les fenêtres ! Mais on comprend mieux pourquoi la ville de Châlons ne se montre pas plus royaliste que le roi en refusant d’appliquer l’article UA11 du règlement du plan d’occupation des sols lorsqu’on lui signale qu’un permis est “ de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants ”. Article publié dans le n° 54 du Petit Catalaunien Illustré |
Acte 1 : janvier 2005
comment
massacrer une façade du XVIIème siècle
Acte 2 :
intervention de l'association Nouvelle Catalaunie
Acte 3 : janvier 2006
ou comment prolonger le massacre jusqu'au toit
Acte 4 : nouvelle
intervention de l'association Nouvelle Catalaunie
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L'ancienne Maison des Oeuvres, située au 25 rue Pasteur à Châlons, est composée de deux bâtiments dont le second, visible depuis la ruelle Baudelot, a ses façades du XVIIème siècle inscrites à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Sa façade avant, donnant sur la cour intérieure séparant les deux bâtiments, dispose d'un intéressant cadran solaire demandant à être restauré. |
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Récemment acheté par un promoteur, cet ensemble
immobilier fait actuellement l'objet de travaux d'aménagement pour
lesquels aucune autorisation ni aucun permis n'a été délivré à ce jour. Or, s'agissant de façades inscrites à l'inventaire, aucune modification ne peut être effectuée sans l'accord préalable exprès de l'Architecte des Bâtiments de France intervenant dans le cadre de l'instruction d'un permis de construire. L'association Nouvelle Catalaunie est en conséquence intervenue auprès de la ville de Châlons. |
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Acte 2 : intervention de l'association Nouvelle Catalaunie Châlons, le 13 janvier 2005 |
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En effet, l’ensemble des fenêtres bois à petits carreaux de ces façades ont été remplacées par d’autres en aluminium sans croisillon. Une séparation horizontale d’environ 20 cm entre les baies vitrées supérieures et inférieures dissimule désormais un nouveau solivage manifestement destiné à permettre l’aménagement des combles en espace habitable. |
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| Cette défonce du patrimoine, dont nous tenons votre
politique pour responsable, est inadmissible et scandaleuse, quand bien
même, à lire dans le dernier “ Fil du Mau ”le groupe municipal UMP
auquel vous appartenez, la défense du patrimoine serait devenue
archaïque. En conséquence, nous vous demandons d’intervenir sans délai auprès de la SCI de la Maison des Œuvres, propriétaire de cet immeuble, afin de la mettre en demeure d’arrêter immédiatement ces travaux et de restaurer les ouvrants de cette façade tels qu’ils étaient à l’origine. Nous avisons M. l’Architecte des bâtiments de France de notre démarche et nous vous demandons de nous informer des vôtres. Je vous prie de croire, Monsieur le Député-Maire, à l’assurance de notre courroux le plus sincère. Bruno Malthet, Président |
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ou comment un massacre peut en cacher un autre !
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| Nous étions intervenus en janvier 2005 auprès de la Ville et de l’Architecte des bâtiments de France pour dénoncer un nouveau massacre de notre patrimoine : l’ancienne “ Maison des œuvres ”. Sur ses façades inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, les fenêtres en bois peint à petits carreaux avaient en effet laissé la place à d’autres, en PVC. | ![]() |
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Suite à notre intervention, le promoteur a dû déposer un permis de construire pour régulariser sa situation. Très curieusement, les fenêtres y sont dites “ refaites à l’identique en bois peint, ton blanc ”. Ce qui, en langage moins diplomatique, signifie que les illicites ouvertures en PVC vont disparaître afin de revenir à la situation antérieure au massacre. Faut-il pour autant crier victoire ? Voire Alleluia ? |
| Pas vraiment car, comme chacun ne le sait peut-être pas encore, dans notre bonne ville, il convient toujours de se rappeler qu’un massacre évité peut en cacher un autre à venir. La maison des œuvres de Dieu a en effet laissé place à celle des basses œuvres du diable ! Et le bougre s’en est donné à cœur joie pour nous rappeler combien ici bas il sait mettre en lumière la protection du patrimoine. Comment ? En perçant tout simplement les combles de … dix-huit vélux, pas moins, dont 6 au-dessus des façades inscrites ! | ![]() |
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Acte 4 : nouvelle intervention de l'association Nouvelle Catalaunie Châlons, le 9 janvier 2006 Monsieur le Député-Maire, |
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