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2- 8 mai 2003 : le FN s'attaque à son "symbole" 3- Photos des dégradations constatées le 13 mai 2003 4- L'association Nouvelle Catalaunie réagit 5- Premières réactions locales et internationales 6- Réponse du Député-Maire de Châlons-en-Champagne |
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Jeanne d'Arc ![]() Janvier 2003, sous la froidure de l'hiver |
![]() 13 Mai 2003 après le passage du FN |
En effet, sous prétexte de faire un "coup politique", le FN s'est cru autorisé à décaper cette oeuvre d'art avec un produit acide et à la brosse métallique, détruisant de ce fait la patine que l'on met pour protéger les bronzes. Les dégats occasionnés sont considérables. La statue n'est en effet désormais plus protégée contre les agents atmosphériques. |
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Sous l'effet de la pollution et de l'eau, le bronze mis à nu a déjà commencé à se dégrader, à s'oxyder. Dès le 13 mai, les premiers effets sont visibles : la statue a commencé à prendre une inquiétante teinte rouille. Le coup porté au patrimoine châlonnais est considérable. Cette oeuvre d'art vient de perdre 90% de sa valeur. Une coûteuse remise en état s'impose. Qui va payer ? L'association Nouvelle Catalaunie a réagi. |
![]() 13 Mai 2003 après le passage du FN |
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Châlons, le 21 mai 2003 à Monsieur Bruno Bourg-Broc Député-Maire de Châlons-en-Champagne Monsieur le Député-Maire, La presse locale s'est récemment faite l'écho d'un lessivage opéré par un commando des représentants locaux du F-Haine sur la statue de Jeanne d'Arc. Une visite sur les lieux m'a permis d'effectuer le désolant constat des dégradations opérées par ledit commando, comme vous pourrez le constater sur les photos ci dessous. Elles font très clairement apparaître des traces de corrosion dues au produit utilisé. |
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![]() 13 Mai 2003 après le passage du FN |
![]() 13 Mai 2003 après le passage du FN |
![]() 13 Mai 2003 après le passage du FN |
![]() 13 Mai 2003 après le passage du FN |
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Aussi je vous saurai gré de me faire connaître si la ville de Châlons a déposé plainte contre les intéressés pour dégradation d'uvre d'art. Ou, sinon, les motifs d'une telle mansuétude qui m'apparaît contraire au principe de tolérance zéro sous-tendant la politique du gouvernement que vous soutenez et destinée notamment à caresser dans le sens du poil l'électorat des délinquants ayant commis ces dégradations. Je vous prie de croire, Monsieur le Député-Maire, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs. Bruno Malthet, |
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Jean-Pierre Ravaux, ancien conservateur des Musées de Châlons, s'est rendu sur place et confirme notre analyse. Profondément scandalisé, il vient d'écrire au Maire pour lui faire état de ses constatations et lui demander également de déposer plainte. Alain Goze, conseiller municipal, a également réagi à cette dégradation en interpellant le maire de Châlons. Lassina Millogo, conservateur adjoint du Musée de Bobo Dioulasso (Burkina faso) parle lui aussi de "scandale" estimant qu'il est déjà "regrettable qu'il en soit ainsi en ce début du 21ème siècle" où "le patrimoine est détruit dans les pays de guerre, et encore plus regrettable dans les pays phares de la démocratie et de la culture dans le monde". il conclut en espérant "que les Autorités de Châlons oeuvreront à ce que le patrimoine soit intouchable dans le futur. Cela pour la fierté de l'identité culturelle de cette belle ville". Tex a, quant à lui, réagit à sa façon : il publie sur le site de gr@in-de-sel un dessin dans la rubrique Actualitex où les défenseurs du patrimoine demandent au député-maire de déposer une plainte contre la peste brune dont est victime Jeanne d'Arc... Votre réaction est importante : faites-nous en part. |
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(lettre postée le 27 et reçue le 30) |
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Monsieur le Président, Vous avez récemment attiré mon attention sur l'état de la statue Jeanne d'Arc, rue René Popelin, située derrière la cathédrale Saint-Etienne. J'ai l'honneur de vous informer que les dégradations subies par la statue ont été, bien évidemment, constatées par les services de la Ville. L'état effectué par les services, fait apparaître les lésions suivantes : 1. la patine naturelle de la statue a disparu; La Ville a donc émis les mêmes conclusions que les vôtres : il est probable que le produit détergent ( comme relaté dans l'article de presse de Marne Hebdo en date du 15 mai 2003 ) et l'éponge abrasive utilisés par Mme Edith ERRE lors de son intervention soient à l'origine des lésions que présente désormais la statue Jeanne d'Arc (pour information, les services de la Ville utilisent exclusivement des lingettes anti-tag pour ce type d'intervention). |
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En conséquence, la Ville a aussitôt demandé un devis de restauration de cette statue qui est en cours d'établissement. Parallèlement, j'ai l'honneur de vous informer que la Ville de Châlons-en-Chamapgne entame une procédure de dépôt de plainte auprès du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Châlons-en-Champagne à l'encontre de Mme Edith ERRE pour dommage causé à un bien public, propriété de la Ville sur le fondement des articles 322-1 et 322-2 du nouveau Code Pénal. L'intéressée a été informée de cette démarche. |
![]() 30 mai 2003 : la situation empire |
![]() 30 mai 2003 : la situation empire |
Ainsi, la Ville entend recevoir réparation de ce préjudice qui résulte des dégradations directement imputables à Mme Edith ERRE. Souhaitant avoir répondu à votre attente, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'assurance de mes sentiments distingués. LE DEPUTE-MAIRE |
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© 2001 Association Nouvelle Catalaunie
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