Chaque trimestre, Le Petit Catalaunien Illustré ouvre ses pages "société" aux réflexions et actions menées par l'association Nouvelle Catalaunie et par toute personne ou groupement de personnes visant à dessiner la Catalaunie d'aujourd'hui et de demain. La citoyenneté et les droits de l'homme y figurent en bonne place.

Agir pour une nouvelle Catalaunie
défense du patrimoine
vie associativedéveloppement durable
la citoyenneté et les droits de l'homme

Recyclage du FN : les blanchimenteurs (2000)

Référendum anti F-Haine (2002)

Législatives 2002 : questions et réponses

Débat autour de la laïcité (2004)
Municipales 2008 : doit-on laisser un candidat violer délibérément la loi ?
Les sites   internet des droits de l'Homme  
Dans le Petit Catalaunien Illustré  

Réponses adressées par les candidats à la députation dans la 4ème circonscription de la Marne à l'association Nouvelle Catalaunie

 Nous ont répondu
(dans l'ordre de leur arrivée)
Bernard Barberousse (PCF)
Bruno Bourg-Broc (UMP-RPR)
Philippe Chailan (Ecologie sociale) 

 leurs réponses

- droits de l'homme et citoyenneté 
- culture et patrimoine
- environnement et qualité de vie

candidats interrogés
directement : Bernard Barberousse (PCF) ; Gérard Berthiot (PS) ; Bruno Bourg-Broc (RPR-UMP) ; Philippe Chaillan (Ecologie Sociale) ; Isabelle Loreaux (MPF)

par le biais de leur parti politique : Nelly Barneaud (PR) ; Stéphane Humbert (GE) ; Sandra Mussler (LO) ; Karel Yon (LCR)

Michel Hervault, candidat sans étiquette, et les deux candidats d’extrême-droite n’ont pas été interrogés.

Nos analyses

- Trois réponses pour un mutisme
- droits de l'homme et citoyenneté 
- culture et patrimoine
- environnement et qualité de vie

  Trois réponses pour un mutisme

Comme en 1997, le questionnaire de citoyenneté adressé aux candidats au siège de député de la 4ème circonscription de la Marne a donné lieu à trois réponses pour un mutisme.

Trois seulement des cinq candidats contactés directement nous ont effectivement répondu, à savoir, dans l’ordre de réception, Bernard Barberousse, Bruno Bourg-Broc et Philippe Chailan. Nous publions donc l’intégralité de leurs réponses, comme nous en avions pris l’engagement. Elles figurent également sur notre site internet : www.catalaunien.info.

 Par contre, comme la candidate souverainiste Isabelle Loreaux, Gérard Berthiot fait exception.

Il réitère son mutisme de 1997 lorsque nous l’avions interrogé, avec les autres candidats, sur des questions patrimoniales. Que ces questions n’aient jamais été sa tasse de thé ne justifie pas, au cas présent, un tel silence. Elles n’étaient en effet qu’au nombre de trois sur vingt dans notre questionnaire.

 

 Toutes les autres portaient sur le comportement des candidats face à l’extrême-droite d’une part (7 questions), sur l’environnement et la qualité de vie d’autre part (10). Elles ne pouvaient donc pas ne pas interpeller et a fortiori intéresser fortement ce candidat qui prétend incarner à lui tout seul la lutte contre l’extrême-droite et qui se prévaut du soutien du principal parti environnemental.

Ce mutisme n’en est que plus incompréhensible. Il n’est pas sans nous poser problème quant à la réelle capacité d’écoute de ce candidat face aux attentes de ses concitoyens lorsqu’elles sont exprimées par une association comme la nôtre.

Nous écartons l’idée que ce mutisme soit l’expression d’un mépris du travail que nous accomplissons depuis dix ans au service de la Catalaunie, même si ce travail nous a conduit dans le passé à penser autrement que lui, s’agissant par exemple de la BMVR, ou à appeler un chat un chat en dénonçant les “ blanchimenteurs ”. Nous nous opposâmes hier sur des dossiers gérés par Bernard Barberousse lorsqu’il était premier-adjoint au Maire ; il nous arrive aujourd’hui d’en faire de même avec Bruno Bourg-Broc. Pour autant, tout deux nous ont répondu malgré les relations parfois tendues que nous entretenons avec eux pour défendre nos mandats associatifs.

Alors ? Alors nous en resterons là, laissant à chacun le soin de tirer les conclusions qu’il voudra de ce mutisme fort peu citoyen. Car, somme toute, l’essentiel est ailleurs. L’essentiel est dans les réponses et commentaires apportés par les trois candidats qui n’ont pas craint de prendre position sur les questions de citoyenneté posées. Leurs réponses et commentaires participent à l’indispensable débat démocratique. Que nous les partagions ou non, ils alimentent la réflexion collective et sont, à ce titre, respectables.

Certaines d’entre elles nous ont conduit à apporter des précisions ou à rappeler les positions défendues par l’association Nouvelle Catalaunie.

Pour le surplus, nous laissons à chacun, en fonction de ses sensibilités philosophiques, patrimoniales et environnementales, le soin de voter pour le candidat qui, à ses yeux, répond le mieux aux préoccupations que nous avons posées dans le cadre des objectifs de notre mandat associatif.

droits de l'homme et citoyenneté

Les élections présidentielles ont mis en évidence la nécessité de créer, au delà des clivages gauche-droite, un front républicain pour préserver les valeurs de la République incarnées dans sa devise. Tel a été entre les deux tours le sens de notre appel à faire du second un référendum anti F-Haine. Tel était déjà le sens de notre engagement en 1997 en participant à la constitution d'un comité local antifascite et en 2000 en dénonçant les blanchimenteurs. Ce front républicain doit être maintenu afin de créer un cordon sanitaire imperméable autour de la démocratie. Dans ce cadre :

 1) Condamnez-vous fermement les idées et thèses racistes, xénophobes et fascisantes principalement véhiculées par le FN et le MNR ?

 NB : les réponses sont mentionnées dans l'ordre de leur arrivée.
Un astérisque (*) suivant le nom signale la présence d'un commentaire du candidat.
 OUI  Bernard Barberousse (*) - Bruno Bourg-Broc (*) - Philippe Chailan (*)

 commentaire des candidats

 

 

 

 

 

 Bernard Barberousse : "j'ai toujours été présent dans toutes les luttes contre l'extrême-droite de 1962 contre l'OAS à 2002 contre Le pen, Mégret et Cie".

Bruno Bourg-Broc : "J'ai toujours clairement condamné les thèses extrémistes et ceux qui les véhiculent"

Philippe Chailan : "Oui, bien sûr, et nous condamnons égalementb lcs thèses lorsqu'elles sont reprises, par démagogie, par des politiciens qui, parfois, dans le passé, ont subi l'influence néfaste de la "nouvelle droite" (l'extrême-droite intellectuelle), ou qui entonnent à l'occasion des refrains xénophobes. Ainsi Jacques Chirac lorsque, évoquant les travailleurs immigrés, il crut bon de mentionner, comme l'aurait fait le FN, le "bruit et l'odeur".

2) Condamnez-vous comme étant le pire des fléaux pour notre démocratie toute alliance et collusion avec ces partis, toute dilution et intégration de leurs cadres, élus et candidats dans les partis républicains ?

   NB : les réponses sont mentionnées dans l'ordre de leur arrivée.
Un astérisque (*) suivant le nom signale la présence d'un commentaire du candidat.
 OUI  Bernard Barberousse - Bruno Bourg-Broc (*) -
Philippe Chailan (*)

 commentaire des candidats

 

 

 

 

 

 Bruno Bourg-Broc : "Il n'est pas question de s'allier avec ces partis. Cela signifierait cautionner ou adopter leurs thèses. Quant aux partis républicains, il leur revient de n'accepter de ralliements qu'à la condition que les intéressés s'engagent à respecter les valeurs républicaines".

Philippe Chailan : "La stratégie de la "nouvelle droite" et des clubs d'extrême-droite a pris deux formes. D'une part la reconstitution d'un espace politique uni à l'extrême-droite. D'autre part la pénétration des partis de droite : ainsi, Alain de Benoist a influencé Michel Poniatowski (°). Et plusieurs leaders de la droite d'aujourd'hui sont des anciens de l'extrême-droite (Madelin, Longuet, etc)".
(°) Ndlr : ancien ministre de l'intérieur du président Giscard d'Estaing

 

3) Si entre les deux tours des législatives certains candidats, plus soucieux de préserver leurs chances que la démocratie, passaient une telle alliance ou entretenaient une telle collusion, la dénoncerez-vous publiquement, quand bien même elle profiterait à votre camp ?

 NB : les réponses sont mentionnées dans l'ordre de leur arrivée.
Un astérisque (*) suivant le nom signale la présence d'un commentaire du candidat.
 OUI  Bernard Barberousse (*) - Bruno Bourg-Broc (*)
Philippe Chailan (*)

 commentaire des candidats

 

 

 

 

 

 Bernard Barberousse : "Et quand bien même elle ne profiterait pas à mon camp...".

Bruno Bourg-Broc : "Je n'accepterai pas qu'un candidat appartenant au même mouvement que moi trahisse les valeurs de la République".

Philippe Chailan : "C'est l'occasion de rappeler que François Mitterrand a remis en scène JM Le Pen en intervenant pour lui ouvrir les antennes de la télévision française, afin de l'aider à diffuser ses thèses et à diviser la droite. Nous payons aussi aujourd'hui le prix de cette stratégie dévastatrice, et de vingt ans de politique économique libérale, menée par la droite... et la "gauche plurielle".

 

4) Face au risque de voir un candidat du FN ou du MNR être élu le 16 juin, êtes-vous favorable à la constitution d'un front républicain droite-gauche dans cette circonscription, quand bien même elle pourrait ravir la victoire à votre camp ?

  NB : les réponses sont mentionnées dans l'ordre de leur arrivée.
Un astérisque (*) suivant le nom signale la présence d'un commentaire du candidat.
 OUI  Bernard Barberousse (*)
autre réponse  Bruno Bourg-Broc (*) - Philippe Chailan (*)

 commentaire des candidats

 

 

 

 

 

 

 

 

 Bernard Barberousse : "A priori, il n'y a pas de risque d'élection d'un FN dans la 4ème circonscription, mais si cette éventualité - à laquelle je ne veux pas croire - se présentait, j'agirais sans hésitation pour faire barrage à l'extrême-droite".

Bruno Bourg-Broc : "en cas de risque important de victoire extrémiste, le candidat républicain le moins bien placé doit se désister".

Philippe Chailan : "Le problème, ici, ne se pose pas en ces termes. Si l'unité des démocrates peut, dans certaines conditions, éviter le pire, la rédction de l'influence du FN et de l'extrême-droite ne passe pas par une atténuation des clivages entre partis démocratiques. En effet, la stratégie du FN consiste précisément à se mettre en scène comme la "seule alternative" à la politique dominante. Si, à gauche, des mouvements neufs ne proposent pas une politique sociale qui rompe avec vingt ans de libéralisme économique, nous précipiterons encore des millions de gens dans les bras du FN".

 5) Estimez-vous que débattre avec le FN et/ou le MNR constitue un des moyens à mettre en œuvre pour combattre leurs idées et thèses ? Si un débat public était envisagé localement durant la campagne des législatives avec le FN et/ou le MNR, y participerez-vous ?

 NB : les réponses sont mentionnées dans l'ordre de leur arrivée.
Un astérisque (*) suivant le nom signale la présence d'un commentaire du candidat.
 NON  Bernard Barberousse (*) - Bruno Bourg-Broc (*)
autre réponse  Philippe Chailan (*)

 commentaire des candidats

 

 

 Bernard Barberousse : "cf notre refus aux Municipales de 2001 : la liste de gauche plurielle, contrairement à la liste PS et à la celle de la droite, a refusé toute discussion et toute compromission avec l'extrême-droite".

Bruno Bourg-Broc : "Le discours extrémiste porte chez ceux de nos concitoyens qui vivent un mal être ou se sentent exclus par la société. En conséquence, je ne souhaite pas favoriser la diffusion de ce discours".

Philippe Chailan : "Il faut d'une part refuser de banaliser l'extrême-droite en dialoguant poliment avec elle : non, le FN n'est pas un parti comme les autres.Mais certains politiques professionnels donnent parfois l'impression d'avoir peur de l'extrême-droite, ce qui est très mauvais. Nous savons tous que Jacques Chirac redoutait un débat avec Le Pen, où celui-ci eût évoqué les "affaires"... Peut-être faut-il donc parfois affronter le FN, en lui lançant à la face ses propres turpitudes, ses manoeuvres, ses manipulations. il faut donc refuser de traiter le FN comme un parti semblable aux autres, mais ne pas avoir peur de l'affronter".

 

6) Parmi les moyens à mettre en œuvre pour lutter contre la montée des idées et thèses du FN et du MNR, quel est, entre la tolérance zéro et l'intégration sociale, celui qui vous paraît devoir être privilégié ?

  NB : les réponses sont mentionnées dans l'ordre de leur arrivée.
Un astérisque (*) suivant le nom signale la présence d'un commentaire du candidat.
 La tolérance zéro  Bruno Bourg-Broc (*)
 L'intégration sociale  Bernard Barberousse - Bruno Bourg-Broc (*) - Philippe Chailan (*)

 commentaire des candidats

 

 

 

 

 

 

 

 Bruno Bourg-Broc : "Notre pays a besoin de mesures fortes dans ces deux domaines".

Philippe Chailan : "La tolérance zéro à laquelle s'est rangée une bonne partie du PS est promue par des professionnels de la "sécurité" qui font du profit avec le sentiment d'insécurité. Ce discours sécuritaire aujourd'hui, repris par les Raffarin et les Sarkozy -pour qui "l'impunité zéro" s'arrête à la porte de l'Elysée - est démagogique et irresponsable. Quant au mot "intégration", il est un peu malheureux en ce qu'il suggère un renoncement à l'identité culturelle des immigrants ou des différentes populations qui font ce pays. Il faut reconnaître les identités plurielles des personnes. Cette reconnaissance sera un facteur de lien social. Du reste, il n'y a pas de sentiment d'appartenance sans égalité. Il faut défendre le droit de vote pour les personnes immigrés aux élections locales".

7) " Quand on se vante d'avoir le courage de la vertu, il faut avoir celui de la vérité ", s'écriait le révolutionnaire châlonnais Louis-Joseph Charlier à la convention nationale le 8 thermidor an II. Face au discours lepeniste du " tous pourris " entretenu par les " affaires ", pensez-vous nécessaire que ce principe du courage de la vertu et de la vérité cher à Charlier soit, ou doit redevienne, un des fondements éthiques de l'engagement citoyen en général, du vôtre en particulier ?

 NB : les réponses sont mentionnées dans l'ordre de leur arrivée.
Un astérisque (*) suivant le nom signale la présence d'un commentaire du candidat.
 OUI  Bernard Barberousse (*) - Bruno Bourg-Broc (*) Philippe Chailan (*)

 commentaire des candidats

 

 

 

 Bernard Barberousse : "et aucun citoyen ne doit-être au-dessus des lois, fût-il châtelain corrézien et ancien maire de la capitale. La lutte contre la corruption et contre la fraude fiscale doit être intransigeante ! ".

Bruno Bourg-Broc : "Je pense que nos concitoyens sont des gens responsables qui sont capables de comprendre la vérité".

Philippe Chailan : "Il faut casser les connivences, et en particulier les collusions entre le politique à l'échelle municipale et certaines sociétés qui travaillent à capter les marchés publics. Le premier objectif démocratique est donc de casser la corruption locale".

 Droits de l’Homme et citoyenneté : notre analyse

Les réponses obtenues répondent, dans l’ensemble, à notre attente. Le front républicain pour lequel nous avons milité entre les deux tours des présidentielles demeure.
Deux aspects méritent toutefois réflexion.

La condamnation unanime de toute alliance et collusion avec les partis d’extrême-droite nous satisfait pleinement (question 2). Cependant, la porte laissée entrouverte dans ses commentaires par M. Bourg-Broc aux éventuels ralliements des cadres, élus et candidats de ces partis nous inquiète, même si nous ne doutons pas de la sincérité de sa condamnation des thèses extrémistes. Demander à ces ralliements de s’engager à respecter les valeurs républicaines ne nous paraît pas, loin sans faut, une garantie suffisante. Certes, tout le monde peut se tromper et chacun doit pouvoir retrouver le chemin du cœur et de la raison. Mais, chat échaudé craignant l’eau froide, une quarantaine thérapeutique est pour le moins indispensable avant d’accepter de tel ralliement. Dans le passé, l’absence d’accompagnement de certains ralliements par des gages démocratiques tangibles et avérés a suscité bien des tollés et des remous jusque dans les rangs du parti socialiste au niveau local lorsque la présence d’une ancienne candidate du FN aux municipales de 1995 y fut découvert.

Nous regrettons par ailleurs que M. Bourg-Broc mette sur un pied d’égalité la tolérance zéro et l’intégration sociale (question n°6). Que l’insécurité soit un fléau à éradiquer est une évidence. Le laxisme, qui n’a jamais prévalu en la matière, est bien évidemment à proscrire. Mais, dans le contexte général du mal vivre des banlieues, mettre en avant la tolérance zéro risque fort d’être un puissant détonateur, un remède plus dangereux que le mal à soigner. A l’impérative nécessité de maintenir la paix sociale, la tolérance zéro répond par un retentissant camouflet à l’immense attente d’une réelle intégration sociale qui se dissimule derrière le mal qu’elle entend éradiquer. La tolérance zéro en vient en définitive à refuser toutes circonstances atténuantes à une révolte sociale et à broyer le moule de l’intégration là où il faudrait au contraire lui redonner une nouvelle dimension sociale. Dans la fermeté et dans la dignité.


Culture et patrimoine
Pour aller de l'avant, toute société a besoin de s'appuyer sur une identité culturelle commune à ses citoyens et de la fortifier. Elle se doit donc de les aider à se la réapproprier et à l'enrichir tout en facilitant leur enracinement local. Trop longtemps réservées à une élite, la culture et la défense du patrimoine doivent faire partie des outils d'intégration sociale à développer pour y parvenir. Dans ce cadre :

 

8) êtes-vous favorable à ce que la ville de Châlons-en-Champagne demande rapidement le label Musée de France et lance, en y associant les acteurs culturels et patrimoniaux de Catalaunie, une réflexion approfondie sur l'offre de services et la médiation sociale qu'il convient de mettre en place autour des collections de nos musées afin de définir un projet muséal complet ?

 NB : les réponses sont mentionnées dans l'ordre de leur arrivée.
Un astérisque (*) suivant le nom signale la présence d'un commentaire du candidat.
 OUI  Bernard Barberousse - Bruno Bourg-Broc (*) -Philippe Chailan
 commentaire des candidats  Bruno Bourg-Broc : "Je me suis publiquement engagé à demander ce label et ai, pour ce faire, créé un poste de conservateur adjoint, déjà pourvu, et lancé le recrutement d'un conservateur. Cette équipe préparera un projet pour le musée en concertation avec les acteurs culturels locaux".

 

9) pour mettre un terme à la politique du gruyère qui détruit l'âme de Châlons-en-Champagne, êtes-vous favorable à la création d'une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) dans le cadre de la transformation du POS en PLU et à l'introduction d'une initiation au patrimoine et à l'histoire locale à l'école ?

  NB : les réponses sont mentionnées dans l'ordre de leur arrivée.
Un astérisque (*) suivant le nom signale la présence d'un commentaire du candidat.
 OUI  Bernard Barberousse (*) - Philippe Chailan
autre réponse  Bruno Bourg-Broc (*)

 commentaire des candidats

 

 

 

 

 

 Bernard Barberousse : "La ZPPAUP semble être, sinon la panacée, du moins un bon outil pour préserver l'héritage patrimonial".

Bruno Bourg-Broc : "Je ne suis pas d'accord avec le terme "politique du gruyère" car cela sous-entend qu'il y a une volonté tacite ou active de détruire le patrimoine châlonnais. Il faut que les propriétaires de patrimoine ancien entretiennent leur bâti. La réflexion en cours sur l'opportunité d'une ZPPAUP déterminera s'il s'agit du meilleur moyen d'arriver à cette fin. Quant à une initiation au patrimoine et à l'histoire locale à l'école, elle existe déjà et la ville est à la disposition des écoles pour la faciliter".

 

10) Châlons-en-Champagne dispose d'un très riche patrimoine architectural insuffisamment mis en valeur. Parmi ce patrimoine figure Notre-Dame-en-Vaux, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Etes-vous déterminé(e) à aller frapper aux bonnes portes pour que soit enfin engagée rapidement sa restauration en vue de lui redonner sa magnificence passée et d'en faire un outil de promotion de l'image de Châlons-en-Champagne et de fierté de ses habitants ?

 NB : les réponses sont mentionnées dans l'ordre de leur arrivée.
Un astérisque (*) suivant le nom signale la présence d'un commentaire du candidat.
 OUI  Bernard Barberousse - Bruno Bourg-Broc (*) -
Philippe Chailan (*)

 commentaire des candidats

 

 Bruno Bourg-Broc : "Nous pouvons être fiers de Notre-Dame-en-Vaux. Comme je l'ai toujours fait pour le patrimoine châlonnais, j'interviendrai pour que les aides nécessaires à sa restructuration soient obtenues. Je le ferai pas plus tard que dans 10 jours (°) puisque j'ai invité le Ministre de la Culture à Châlons" (°) Ndlr : la réponse de Bruno Bourg-Broc est datée du 1/6/02.

Philippe Chailan : "Mais je suis réticent à l'idée récurrente d'une "promotion" de la ville, comme si la ville était une entreprise qui devait se développer au détriment des autres. Quant à la "fierté" des habitants, ici comme ailleurs, elle est conditionnée par l'exigence de rendre à chacun sa dignité".

 Culture et patrimoine : notre analyse
Les réponses apportées par Bernard Barberousse et Bruno Bourg-Broc au regard du Musée et de Notre-Dame sont à la hauteur de nos attentes.

La “ polémique ” que nous avions engagée au sujet du Musée afin qu’il obtienne le label Musée de France est en voie de résolution. Tant mieux. Nous accompagnons par ailleurs de nos vœux la démarche que M. Bourg-Broc entend entreprendre, en vue de redonner à Notre-Dame sa magnificence passée, auprès du Ministre de la Culture lors de sa visite à Châlons, même s’il ne nous a pas échappé qu’elle présente aussi un aspect électoral. Après l’incendie criminel qui vient de ravager l’Hôtel de la Préfecture, nous savons aussi pouvoir compter sur ces candidats pour obtenir des crédits afin d’entreprendre rapidement la restauration du bâtiment et de son décor intérieur.

Nous regrettons que notre expression “ politique du gruyère ” ait pu heurter M. Bourg-Broc alors qu’elle ne vise nullement sa politique urbaine. Pour autant, il existe bel et bien une volonté pour le moins tacite des acteurs locaux de l’immobilier de mettre à mal notre patrimoine architectural commun. Le dernier exemple en date réside, s’il devait se confirmer, dans le permis de démolir l’immeuble de pierre du 9 et 11 rue Herbillon qu’aurait obtenu la RIC. Dans ces conditions, la création d’une Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager s’impose non seulement comme une nécessité, mais comme une urgence absolue.



Environnement et qualité de vie
L'environnement, c'est le cadre de vie quotidien des électeurs dont vous sollicitez les suffrages. A lire les programmes électoraux des uns et des autres, tous les candidats seraient très sensibles à ces questions. Pour l'association Nouvelle Catalaunie, il ne peut y avoir de développement durable d'un territoire si les politiques énergétiques, économiques, industrielles et agricoles n'intègrent pas pleinement l'environnement comme un élément indissociable de la qualité de vie des hommes et des femmes de ce territoire. Aussi nous paraît-il indispensable que vous nous précisiez vos intentions sur les sujets ci-après.

 Energie
11) Vous opposerez-vous à toute décision qui conduirait au lancement et / ou à la mise en service de nouveaux réacteurs nucléaires (que ce soit un ou des réacteurs de recherche, un ou des réacteurs de type EPR ou toute autre option utilisant la réaction nucléaire) ?

 NB : les réponses sont mentionnées dans l'ordre de leur arrivée.
Un astérisque (*) suivant le nom signale la présence d'un commentaire du candidat.
 OUI  Philippe Chailan (*)
 NON  Bruno Bourg-Broc
 Ne sait pas  Bernard Barberousse (*)

 commentaire des candidats

 

 

 

 

 Bernard Barberousse : "je pense que l'utilisation de l'énergie nucléaire nous est encore nécessaire un bout de temps. Mais, bien sûr, mon accord serait conditionné par des garanties de sécurité d'un nouveau lancement".

Philippe Chailan : "Notre objectif est d'organiser une sortie rapide du nucléaire, tout en luttant contre l'effet de serre. Comment ? En arrêtant immédiatement les centrales nucléaires qui travaillent pour l'exportation, en fermant immédiatement le pseudo "laboratoire" de Bure, et en arrêtant l'usine de La hague. Ces mesures appellent la reconversion rapide dessalariés aujourd'hui affectés à la production nucléaire : leur emploi doit être garanti".

 

12) défendrez-vous une loi encadrant le développement des énergies renouvelables et précisant des objectifs ambitieux et chiffrés, à l'occasion de la transcription en droit français de la directive 2001/77/CE ? (si oui, précisez-nous quels devraient être ses objectifs en 2010)

  NB : les réponses sont mentionnées dans l'ordre de leur arrivée.
Un astérisque (*) suivant le nom signale la présence d'un commentaire du candidat.
 OUI  Bernard Barberousse (*) - Bruno Bourg-Broc (*) - Philippe Chailan (*)

 commentaire des candidats

 

 

 

 

 

 

 

 

 Bernard Barberousse : "La France est très en retard sur ce point, en particulier sur l'utilisation de l'énergie éolienne, largement utilisée dans les pays voisins (chiffres récents publiés accablants pour nous)".

Bruno Bourg-Broc : "je défendrai une loi d'orientation globale sur 5 ans pour fixer la priorité en matière d'environnement et, en particulier, de sécurité industrielle, alimentaire, sanitaire et maritime".

Philippe Chailan : "Selon nous, il s'agit d'investirmassivement dans l'énergie éolienne (en particulier l'éolien off-shore), ainsi que dans le solaire, et de développer le gaz naturel pour véhicules (GNV). Il faudrait recourir dans l'immédiat, de manière transistoire, aux centrales classiques les moins polluantes (centrales au gaz à cycles combinés et avec cogénération) ainsi qu'aux piles à combustible (à l'hydrogène)".

OGM

13) êtes-vous partisan de limiter les efforts de recherche sur les cultures transgéniques et de réorienter les crédits ainsi rendus disponibles vers l'investigation de pratiques agricoles respectueuses de l'environnement ?

  NB : les réponses sont mentionnées dans l'ordre de leur arrivée.
Un astérisque (*) suivant le nom signale la présence d'un commentaire du candidat.
 OUI  Bernard Barberousse - Philippe Chailan (*)
 NON  Bruno Bourg-Broc
commentaire des candidats  Philippe Chailan : "Il convient, d'une part, e mettre un coup d'arrêt aux OGM, en supprimant immédiatement les parcelles à ciel ouvert, qui menacent de contaminer les cultures voisines. D'autre part, face à l'offensive des firmes agrochimiques, il faut soutenir une agriculture véritablement paysanne, combattre le productivisme et ses dégâts :
- en garantissant un revenu de base pour tous les agriculteurs à partir d'un certain seuil de production ;
- en cessant de favoriser le lobby des gros céréaliers ;
en redistribuant les aides et en revoyant les contrats territoriaux d'exploitation au profit de la petite paysannerie".

14) vous engagez-vous à soutenir un tel moratoire tant que les risques sanitaires et environnementaux ne seront pas mieux pris en compte et tant qu'un régime de responsabilité des producteurs d'OGM, en cas de dommage économique ou environnemental, ne sera pas mis en place ?

  NB : les réponses sont mentionnées dans l'ordre de leur arrivée.
Un astérisque (*) suivant le nom signale la présence d'un commentaire du candidat.
 OUI  Bernard Barberousse (*) - Philippe Chailan (*)
 NON  Bruno Bourg-Broc

 commentaire des candidats

 

 Bernard Barberousse : "c'est une question vitale".

Philippe Chailan : "On sait déjà quels sont les dégats sanitaires et environnementaux causés par certains OGM (cf Arnaud Apotecker : "Du poison dans les fraises", éditions de la Découverte)".

Recyclage


15) L'incinération fait peser de graves risques sur l'environnement et sur l'homme en raison notamment du rejet des dioxines qui se retrouvent dans la chaîne alimentaire. Vous engagez-vous à soutenir un moratoire sur la construction de nouvelles capacités d'incinération, en commençant par celui prévu à La Veuve ?

  NB : les réponses sont mentionnées dans l'ordre de leur arrivée.
Un astérisque (*) suivant le nom signale la présence d'un commentaire du candidat.
 OUI  Philippe Chailan (*)
 Ne sait pas  Bernard Barberousse (*)
autre réponse  Bruno Bourg-Broc (*)

 commentaire des candidats

 

 

 

 

 

 Bernard Barberousse : "j'attends de connaître exactement les caractéristiques de la future usine de La Veuve".

Bruno Bourg-Broc : "L'incinération des déchets ménagers non recyclables contribue à la protection de l'environnement et il existe des normes très stictes pour les incinérateurs. Il faut être vigilant et l'usine prévue à La Veuve doit offrir toutes les garanties".

Philippe Chailan : "Nous demandons un moratoire sur l'incinération des déchets et la mise en place d'une contre-expertise indépendante des industriels de l'incinération".

 

16) Etes-vous prêt à soutenir le développement d'un nouveau plan national de gestion des déchets s'appuyant sur la réduction des déchets à la source et la diminution de l'impact de ces déchets par la réutilisation, la régénération et le recyclage ?

 NB : les réponses sont mentionnées dans l'ordre de leur arrivée.
Un astérisque (*) suivant le nom signale la présence d'un commentaire du candidat.
 OUI  Bernard Barberousse (*) - Bruno Bourg-Broc (*) - Philippe Chailan (*)

 commentaire des candidats

 

 

 

 

 

 

 Bernard Barberousse : "Bien sûr, tant pour la lutte contre les pollutions que pour éviter les gaspillages".

Bruno Bourg-Broc : "Il faut établir une politique d'ensemble de déchets : mise aux normes des installations de déchets, résorption des décharges sauvages, généralisation du tri sélectif".

Philippe Chailan : "Nous demandons effectivement la réduction des déchets à la source, le tri à domicile entre paier-carton, verre, plastique etb matières organiques. Enfin, un service aussi vital que la gestion des déchets doit repasser sous le contrôle public, au lieu d'être abandonné aux intérêts de quelques grands groupes privés".

 

qualité de l'air et nuisances olfactives


17) Aujourd'hui, les nuisances olfactives issues des élevages, usines agro-alimentaires et boues de ville sont considérées comme de simples inconvénients sans conséquences. Vous engagez-vous à soutenir un plan de prévention et de réduction des nuisances olfactives incluant la délimitation de périmètres de protection des agglomérations ?

  NB : les réponses sont mentionnées dans l'ordre de leur arrivée.
Un astérisque (*) suivant le nom signale la présence d'un commentaire du candidat.
 OUI  Bernard Barberousse (*) - Philippe Chailan
autre réponse  Bruno Bourg-Broc (*)
commentaire des candidats

 Bernard Barberousse : "cf action contre la porcherie de Fagnières, par exemple".

Bruno Bourg-Broc : "Il faut faire appliquer la loi sur l'air et l'étendre à l'air intérieur".

Vatry :

La décision du ministre des Transports de remettre en cause l'implantation à Chaulnes du 3ème aéroport place de nouveau Vatry sur le devant de la scène. Le développement durable de cette plate-forme et de sa région ne saurait toutefois, à notre sens, se faire au détriment de la qualité de vie.

 18) Etes-vous favorable à l'ouverture de Vatry aux vols charters et, le cas échéant, aux lignes régulières ?

  NB : les réponses sont mentionnées dans l'ordre de leur arrivée.
Un astérisque (*) suivant le nom signale la présence d'un commentaire du candidat.

vols charters
 OUI  Bernard Barberousse (*) - Bruno Bourg-Broc (*)
 NON  Philippe Chailan (*)

vols réguliers
 OUI  Bruno Bourg-Broc (*)
 NON  Bernard Barberousse (*) - Philippe Chailan (*)

 commentaire des candidats

 

 

 

 

 

 

 

 Bernard Barberousse : "Vatry est une chance à saisir pour notre région. Sans désaxer - la vocation première de Vatry est le fret - l'accueil de vols charters peut permettre l'essor de l'aéroport, et compte tenu des investissements consentis, il serait irresponsable à mon sens, de refuser cette possibilité, porteuse de fret".

Bruno Bourg-Broc : "Vatry est une chance unique de développement pour notre région. Je suis d'autant plus favorable aux vols passagers que vatry ne se situe pas dans une zone très peuplée, contrairement aux aéroports parisiens".

Philippe Chailan : "Nous sommes en accord avec les associations qui prônent le "Ni ici, ni ailleurs, mais autrement et pas n'importe comment...".

19) Etes-vous favorable à une interdiction des vols de nuit avec, en corollaire, un plafonnement drastique des mouvements, actuellement dimensionnés sur une hypothèse de 33 000/an, soit 90/jour ? (si vous êtes favorable au plafonnement, précisez-nous son niveau).

 NB : les réponses sont mentionnées dans l'ordre de leur arrivée.
Un astérisque (*) suivant le nom signale la présence d'un commentaire du candidat.
 OUI  Philippe Chailan
 NON  Bruno Bourg-Broc (*)
autre réponse  Bernard Barberousse (*)

 commentaire des candidats

 

 

 Bernard Barberousse : "oui au plafonnement annoncé, accepté, convenu (33 000/an), non à l'interdiction totale, dans un premier temps, des vols de nuit".

Bruno Bourg-Broc : "Je suis favorable à une limitation des vols desservant vatry s'ils engendrent des nuisances fortes pour les villages et villes environnantes".

20) Etes-vous favorable à une révision du plan d'exposition au bruit avec une nouvelle réglementation des zones d'exposition au bruit permettant de supprimer progressivement tout habitat dans la zone C et d'interdire toute urbanisation nouvelle dans la zone D où l'isolation des habitations existantes serait obligatoire et financièrement prise intégralement en charge par les pouvoirs publics ?

  NB : les réponses sont mentionnées dans l'ordre de leur arrivée.
Un astérisque (*) suivant le nom signale la présence d'un commentaire du candidat.
 OUI  Philippe Chailan
 Ne sait pas  Bernard Barberousse (*)
autre réponse  Bruno Bourg-Broc (*)

 commentaire des candidats

 

 

 

 

 

 Bernard Barberousse : "proposition intéressante à mettre en débat".

Bruno Bourg-Broc : "Vatry est un des aéroports a être doté d'un plan d'exposition au bruit. La révision aura lieu prochainement comme le prévoit la loi, mais Vatry applique déjà les normes les plus stictes dans ce domaine. Il n'y a pas de zone D autour de Vatry. S'agissant de la zone C, il convient de continuer à protéger au maximum les habitants et de limiter l'expansion des agglomérations. J'ai veillé, en tant que responsable du schéma directeur de ce secteur à ce que l'on ne puisse pas excessivement construire dans le secteur de Vatry afin de ne pas pénaliser ultérieurement ceux qui viendraient y habiter".

 Environnement et qualité de vie : notre analyse

Exception faite des réponses apportées par Philippe Chailan, écologie oblige, c’est sur ce dossier que les positions des candidats divergent de nos attentes.

Peu, il est vrai, en ce qui concerne Bernard Barberousse, qui fait preuve d’une pondération constructive. Mais beaucoup en ce qui concerne Bruno Bourg-Broc pour qui l’environnement et la qualité de vie semblent constituer non pas une impérieuse nécessité, mais plutôt une contrainte à prendre en compte.

En ce qui concerne le nucléaire et les OGM, Bernard Barberousse fait usage du principe de précaution et a manifestement pris toute la mesure du danger que représentent les organismes génétiquement modifiés. Par contre, la position radicale de Bruno Bourg-Broc, opposé tant au gel du nucléaire qu’à tout moratoire sur les OGM, est de nature à nous faire craindre des prises de décisions lourdes de conséquences en matière d’environnement et de santé publique.

S’agissant de l’incinération, le même constat s’impose. Bernard Barberouse fait preuve d’une prudence de sioux tandis que Bruno Bourg-Broc fait une confiance immodérée dans les normes à respecter. Or ces normes réduisent certes les risques, mais ne les éliminent pas, loin sans faut. Il demeure une dissémination non négligeable dans l’atmosphère de dioxines et autres furanes non filtrées lors de l’incinération. La proposition de Philippe Chailan, demandant une contre-expertise indépendante des industriels de l’incinération, nous semble à cet égard intéressante.

S’agissant des nuisances olfactives, il serait illusoire de se reposer sur la loi sur l’air comme le propose Bruno Bourg-Broc. Elle dispose certes que les nuisances olfactives excessives constituent une pollution. Mais outre que l’appréciation du caractère excessif est purement subjective, la sanction de cette pollution repose avant tout sur la solution apportée par les tribunaux aux litiges de voisinage qui en résultent. D’où la nécessité de prendre des mesures en amont pour éviter cette forme de pollution. Ce n’est pas en suggérant de fermer ses fenêtres que l’on y répondra.

Quant à Vatry, l’existence d’habitations dans la zone C est, à notre sens, une aberration surtout si cet aéroport devait demain accueillir des vols charters, voire des passagers. L’optimisation de Vatry, dans sa configuration actuelle, repose sur 90 vols par jour dédiés au fret, soit en moyenne un vol tous les quarts d’heure. L’ouverture aux vols charters et passagers, sur laquelle nous sommes réservée tant que des garanties tangibles ne seront pas apportées, impliquera, tôt ou tard, de dépasser ce seuil qui est déjà en soi une source de « nuisance fortes « pour les riverains. Vatry a beau ne pas se situer dans une zone très peuplée, ceux-ci ont droit à leur tranquillité.

D’où la nécessité de redéfinir la zone C et de créer une zone D.


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