De: "catalaunien" À: "Marne Hebdo" Objet: droit de réponse Date: jeudi 12 juin 2003 21:02 A l'intention de Sébastien Jacquart Votre article paru dans Marne-Hebdo du 12 au 18 juin fait une citation tronquée de notre site internet. Vous nous faîtes viser Edith Erre là où notre site vise expressément et exclusivement le Front National. Voici la citation exacte : Ce que les nazis n'avaient pas réussi à faire, le Front National vient de le "réussir" en présence de la presse locale Ce qui n'est pas du tout la même chose, même si l'intéressée a complaisamment prêtée main forte à son parti pour astiquer rudement son idole de la manière dont on sait. En s'appropriant le plus illégallement du monde un monument public et en lui faisant subir un nettoyage musclé, le FN est indéniablement à l'origine des dégradations constatées sur la statue de Jeanne d'Arc. En le dénonçant publiquement, nous n'avons fait que notre devoir d'association citoyenne. Le FN se trompe en pensant nous faire peur et nous museler en menaçant de nous poursuivre en diffamation. Avant de crier à la calomnie et au complot, le FN ferait bien de faire publiquement acte de contrition en condamnant l'opération commando effectuée par ses représentants locaux. Quant à savoir avec quels objets et produits ces dégradations ont été opérées, il appartiendra à la justice de faire toute la lumière et d'en tirer toutes les conséquences. S'agissant par ailleurs de la réponse de M. Bourg-Broc, il existe une contradiction entre ses propos et ses actes. Il reconnaît que "le Front national a commis un grave préjudice" et conclut qu'il faut "qu'il en assume les conséquences" . Nous attendons donc de M. Bourg-Broc qu'il soit logique avec lui-même en étendant sa plainte, comme nous le lui avons demandé et comme nous l'avons fait, au Front National et aux co-auteurs et complices de Mme Erre qu'il a seule visée. Cette dernière ne sera ainsi pas la seule à payer pour les errements dévastateurs commis au nom de son parti. Enfin, si, comme vous le suggérez, les auteurs de ce massacre devaient être condamnés à réaliser des travaux d'intérêt général, nous osons croire que la justice ne commettrait pas la grave imprudence de confier au FN l'entretien de notre patrimoine. Aussi je vous prierai de porter ces éléments à la connaissance de vos lecteurs au titre du droit de réponse. Bien à vous. Bruno Malthet